Bocampe, sculpture, pensée, marbre et boue

les textes et les photos des sculptures sont aussi réalisés en carte postale, format A5.

 

Pour un instant d'infinitude

 

Echo d’impermanence repeuplée de chaque instant que nous habitons sans fragments, les fils et les filles de l’aube te répondent pour ce plus grand bien d’exister : « Nous serons à la fois l’Orient et l’Occident, telle sera notre révolution, nous ne nous occuperons plus que des petites choses ».
 



Des vues imprenables de l’infini dont ils ne savent pas ce qui se passe, pâtre et bergerette valsent une vie en main qui les unit au cœur même du genre humain, pour un si digne sort qui porte le nom d’amour.
 




Homme, poète qui passe, de minuit jusqu’à l’aube, je suis l’être féminin en toi, ou si tu préfères, ta garde montante dans l’odyssée cosmique. Que nos cœurs sur cette Terre sachent encore regarder là où les bébés étoiles brillent. Dès lors, nous serons vainqueurs de nos différences et il sera alors naturel de s’aimer même dans la tempête.
 



Ecrire est une vague qui s’efforce à bien parler de notre disparition.
 Ainsi, de tout un passé mort à ses flots, elle nous entraîne derrière
le bris de l’horizon où se poursuivent nos intentions...

 



A la nativité de la flamme, le feu use du bois. Et dès qu’il s’éteint tout imprégné d’odeurs, de sa passion à faire danser les âmes, il reste un arrière-goût d’une présence mêlée à la vie. Est-ce cela l'esprit…

 



Quand l’étincelle de l’ambivalence prend tout à coup l’aspect
d’une lueur dans l’âme, d’une flamme fauve au chapeau fantôme, l’homme
dans sa vague sans cesse remuée qui l’incita s’y brûlera… jusqu’à
ce qu’il se libère seul de son passé qui le dévore

 



L’oreille au front des lointains salue une nouvelle aurore
et dit : « Homme, de ta philosophie ne cherche plus les raisons et les causes:
car de celles-ci, tu apprendras un combat contre un autre toi-même
».
L’amour n’a pas de raison, si ce n’est celle de t’aimer.
 



L’équilibre instable est à la naissance des arts et jamais ne s’établit dans les cavernes
du jour et de la nuit. Sans une activité consciente du Temps des Secrets
qui nous a construit, nous deviendrons soit une partie du jour soit une partie de la nuit.
Nous ne verrons le monde que d’un seul regard et nous souffrirons sans même savoir pourquoi.
 



Jusqu’au semblant de la mort qui n’est rien par elle-même, si
ce n’est une fois encore mourir à son passé, ce « rien »,  me rend autant
déterminé que celui d’exister. Jamais lassé de ce voyage de l’univers en nous,
 ô vie, je te rends cette folie d’exister que tu m’as si gracieusement confiée.
Pour preuve d’amour et pour un interminable baiser cosmique avec toi ici-bas, déjà
je me tiens prêt pour le grand saut à chaque instant qui passe

 



Germe d’homme au passé fragile en ce jour qui nous a vus naître,
sœur fatalité vient aussitôt à notre rencontre. Tandis que nous,
pauvres enfants d’argile que nous sommes, tenteront par toute
notre grandeur d’âme et ce, notre vie durant, l'inciter à lui déployer ses ailes,
pour que le grand monde la voie enfin s’envoler, libre,
ici sur Terre et dans les nuées…

 




 

Être féminin, j’ai entendu ton appel et vers toi, part
désormais à ta rencontre; mais ciel ! Je ne me doutais
pas d’un tel chemin, si loin et si haut! Mais qu’à cela ne tienne;
la vie en ce bas monde fut si grandiose dans tes bras partagés,
que vraiment, Tendrinette de toute mon affection, je te confirme
de tout mon cœur ravagé que cela vaut largement la peine d’exister.

 




Le temps a cette capacité de prendre aisément n’importe
quelle forme de l’assortiment des nuances sans revêtir
 l’une d’elles. Ancré au présent, il existe sans exister… et
toi, frère humain qui passes, tu prendras forme avec lui, sans te poser
une seule question, car toutes les réponses sont en toi.