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Un vent d'ailleurs
GENRE :
Satyre,
humour, théâtre, philosophie et grand théâtre de la
condition humaine. Les personnages y sont succulent...
De ce nouveau roman, original
et surprenant de bon sens et d'imagination, Bocampe part
dans la déconstruction pour nous faire retrouver un réalisme
tout proche: Exister, ni plus ni moins...
Histoire dans
l’au-delà qui dénote l’effort de l’esprit, la révolte,
l’humour, l’amour, le théâtre, l’anticipation et la quête de
l’âme humaine. L’héritage laissé par la connaissance, la
croyance, le passé de la vérité, les mythes, les dieux,
précis en apparence sur Terre ne sont plus d’aucun secours
pour l’homme qui se reconquiert au milieu des étoiles.
L’homme se retrouve seul avec sa conscience, avec sa propre
éclipse dans l’Odyssée cosmique…

Format A5, brochage dos carré collé- rogne
trois faces, couverture couleur laminée brillant, 176 pages,
papier ancien écru.
ISBN 978-2-970054-2-3
Prix : 32.- CHF (19 euros) port compris. |
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Résumé du livre
Dukass, un érudit pour tout ce qui touche la connaissance
fait un rêve étrange qui va vider son puits de science. Se
retrouvant dans le royaume de la mort, les croyances
humaines lui apparaissent misérables et limitées, son savoir
va devenir un brouillard sous la bénédiction de l’hiver.
Bouleversé, à travers d’inopinées rencontres, il ira au
seuil de ses limites individuelles pour renouveler des
notions qui ne lui étaient pas familières. L’inattendu se
révèlera à lui par des actions d’éclats, à travers un voyage
cosmique. Époustouflant, festif.
Extraits du livre
o
Le sablier du temps pratiqua une insufflation, il inspira un
souffle d’esprit dans un amas d’étoiles si bien que Dukass
l’insulaire se trouva projeté dans un espace
extra-atmosphérique, à la recherche de son étoile
coruscante. Revêtu de nudité, Poussière qui pense se
déplaçait dans un flux de particules chargé de haute énergie
d’origine solaire.
o
Vos religions sont des inventions qui rassemblent les âmes
dans des sociétés pesantes et anonymes où elles sont tenues
par des contraintes impersonnelles, sous la façade trompeuse
de fêtes justifiées. Ce qui mène le bal humain à la baguette
et non à la vitalité. Hic jacet vos himalayennes croyances
humaines : de grands dieux et de petits hommes.
o
Carmina Burana émerge des profondeurs, frappe la mer, de
sons, de formes, de couleurs, j’écoute et je vibre.
L’intellect pitoyable qui débordait de tant de questions
écouterait enfin l’esprit et son invincible enchantement,
L’intellect apprendrait à se taire dans son cercueil.
Miracle !
o
Elle avait une jupe en lin blanche, un chapeau de paille qui
couvrait ses longs cheveux flaves. Glamoureuse, elle
exécutait tout un ensemble de mouvements du corps. Près d’un
écoute-s’-il-pleut qui attendait la pluie pour fonctionner,
je la contemplais sur la lisière d’un champ. Une bise de
l’ouest charriait une colonie de cumulus blancs dans cette
fée à la coiffe bleue. J’assistais à une célébration de la
danse, à l’éloquence du cœur, l’été dansé dans toutes ses
odeurs. Alors qu’elle faisait sa Lucrèce dans un lieu
édénique, j’étais pris aux entrailles, dépaysé, dépassé,
elle m’apparaissait comme une divinité féminine qui se meut
en mille jolivetés. Je pensais ce que je voyais, une image
pure, ma pensée décalquée sur le monde de la pensée. Le
merveilleux existe, me dis-je, je l’ai vu, il est de courte
durée mais il existe.
o
Exact Poussière qui pense, et pour te secouer aussi le
noisetier, par la même occasion. Combien je t’ai vu sur
terre, dans la société duelle, exercer une suprématie et
faire la mouche du coche, coalescent à des mouvements qui
avaient tendance à la coagulation. Je te voyais écrémer les
bibliothèques avec tant d’efficience, effiler la réalité
avec les élongations maximales de tes neurones pour en faire
de la charpie. Dans l’effleurement de tes pensées, combien
de chimères, d’électricité cérébrale se sont envolés jusqu’à
moi ?
o
Et tous ces sots qui n’ont rien à envier à leur beauté, ce
fastfood de dates fatidiques et de prédictions
funambulesques, du morne et du fastidieux. Des faiseurs
d’almanachs et d’horoscopes qui, à force de faire les
fanfarons, les farauds et les fantoccinni, ignorent leur
part de malheur. Malgré le fait des ans, ils sont restés
maîtres dans l’art de leur propre tromperie. L’un des plus
misérables hochets de l’homme…
o
Ce soir là, où toute l’humanité siégeait devant le poste à
drogue, mon grand pater familias racontait en ces termes,
mot à mot :
- « Ils nous ont promis la lune et ont tenu promesse.
Mission Apollo à l’apogée du mensonge. Ah ! La belle
histoire sélène. Ce gouvernement américain à réussi à faire
croire, au monde presque entier, qu’ils ont marché sur la
lune, fors ceux dont la fortitude ne leur a pas fat défaut.
Quelle mascogne ! Hollywood dans sa toute splendeur
d’Halloween. Quelle citrouillerie cette Maison Blanche ! «
C’est un grand pas en avant pou la manipulation, des pas et
des pas en arrière pour un trapas de crédule. »
o
Le résumé :
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Revue
Association Vaudoise des Ecrivains / printemps 2007 - n° 70
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