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Vadrouille, pensées et lendemains

GENRE : Discours surprenant par une pratique spontanée de la dérision qui aborde toutefois des thèmes de l'homme " dit moderne", reste à savoir encore de quoi?  

Début de l'écriture de Bocampe

Bocampe joue avec les mots et visite des thèmes de notre monde moderne avec sa façon d’entendre la vie. Il donne à cet ouvrage un style plus ciselé et l'accompagne d'originalité. Avec son secret des réflexions pénétrantes, il bouscule les habitudes invétérées ainsi que certains automatismes de penser. La tension monte et descend à travers des images de la vie intérieure qui ne manque pas de toupet.

Format A5, brochage dos carré collé-rogne trois faces, couverture couleur laminée brillant, illustration Corinne Devaux.
ISBN 978-2-9700540-1-6

Prix : 32.- CHF (19 euros) port compris.-

 Revue AXOLTL/ novembre 2006

 


 


                                                                   Extraits de l'ouvrage 


       Non didiou ! Où suis-je sur cet échiquier à l’ivresse cannabique ? Avise là-bas, est-ce moi ? Ce fou en miroir qui pense en diagonale sur du blanc ou sur du noir ! Moi en pleine ère des médias ! Un pion qui récite des péroraisons, qui indulgencie un chapelet, à qui l’on interdit de se déplacer à sa guise, analogue à une tour gémissante dans un manoir, un cheval qui confond la liberté avec le temps qui passe. Voilà que je ne me reconnais pas dans ce quelqu’un, de tant de carré d’ombre et de lumière, dans tous ces automatismes de penser le monde. Non !

     
Mais par Toutatis ! Cet instant qui fuit à sa base, Toubib, à la mesure de ma juste mesure, depuis ma première apparition au monde, jusqu’à actuellement, sur ce plan sonore et encore. Et si je m’en crois, ce n’est pas un si mauvais point de départ, que de prêter sa dernière attention à vivre. A l’aventure appréciée, je visite l’instant et c’est sans doute son point fort, il cogne toujours avec la même baguette sur le tambour du temps qui passe, et il passe…ne laissant jamais personne derrière lui. Il sculpte toujours avec la même cadence, avec un air de bon enfant, cette danse sacrée de l’instant, selon que le ciel est cobalt ou tumultueux. Qu’en dites-vous mon clairvoyant ?

     Pris au piège du cachot médical du XXIe siècle, sous la tutelle de normes de qualité infernales. Aussi, tout est borné et fini, la vie intérieure a décampé de la manière la plus délicate et la plus élégante sous un feuillage hideux, obstrué de ronces. Un jeune homme peut ressembler à un vieillard sénile en quelques semaines. Je me souviens encore de l’effet de légumes de ces dragées formés lentement au souffle de la chimie et de l’échafaud. Alors que trempé dans le coaltar, ma puissance d’indépendance inanimée, en défaite, j’étais comme un ange aux ailes cassées, une moitié de moi-même dans un tombeau social. Pouvoir étrange de la médecine moderne, transformer la maladie de l’âme en fakir et zombie de l’Occident, dans un Ciel où les astres ne se font plus voir…

      Seigneur ! Quelle joie de te retrouver ! Quand sera-ce que tu exauceras ma prière, j’en ai clas et reclas de tout ce qui m’arrive ! Ce n’est que moi, votre dévouée Amarantine, à vot’service, exactement au même jour que l’an passé et des ans arrières. C’est de nouveaux à cause de mon époux, mon péquenaud de folle avoine, mon cep de vigne jamais vendangé, il me cause tant de chagrin et me camalite. J’ai l’impression qu’il se transforme en primate, à mon grand regret. Il a comme nouvelle compagne des bolées de bière…..

     Le film de la parlotte, de sa vie égoïste, d’après son rôle de vedette, d’acteur, de filmeur, de producteur ; toujours en première exclusivité, inéluctablement au milieu de la scène dans les rues, les magasins, sous les cascades, jusqu’aux toilettes publiques. - Allo, amour, five o’clock, c’est moi Finet, l’ardoise de la vallée, combien je pense à toi ma montagne de calchiste, ma vierge consacrée, si tu savais la joie divine de te retrouver dans une heure… - Oh toi, mon cabotin, s’empressa de répondre la bien aimée, un flabellum dans l’autre main. Mon infini final, ma doublure, mon roman qui commence, mon coup de fion, viens vite, je t’attends sous le firmament… MMS : maladie mentale soudaine. SMS : sous-mental saturé…
 
     Petit Dieu ! Quelle vie ! Un fameux temps des labours. Quand j’y pense, tant de soucis pour simplement essayer de cohabiter l’imprédictible qui circulait en moi.

    Peuchère ! Après y avoir bien réfléchi, je ne veux pas vivre ma vie sans en comprendre un petit sens, en passant pour un naïf ébloui par le soleil des autres.

    Un homme à la mer ! Un écorché vif me semble-t-il ! C’est moi ballotté par des eaux agitées, je n’attends rien d’autre qu’une bouée, chercherai-je encore des initiés qui n’ont jamais existé de mon vivant ? Des initiés qui évoluent à l’étouffée et qui enseignent un spectacle d’exercices et d’enseignements dans les milieux officiels en détention ! Des mondes et des songes ! Nulle réponse…

 

Sommaire :

La solitude du vote
Visite chez le Psy
Dring, dring, drong, ça sonne
La page suivante qui réfléchit
L’hôpital Psychiatrique
La justice s’est brisée le front
2006 après l’an zéro
Ô Seigneur, Seigneur, Seigneur
Des stars et des étoiles
N’oublier pas le guide
Rêve : Veillée dans une maison de retraite
Ado qui cararacoule
Hérésiarque le Grand et le commencement de la secte
M’enfin !
Tartarapeute et cie
Goutte et océan
Un homme à la mer

- Revue AXOLTL/ novembre 2006


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