LES EDITIONS DE L'ESCARBOUCLE                                                                    
   Editions Ondes et reflets Les livres Pour les éditeurs Commande    Contact          

  [collection]

agrandir

[ commander ]

courrier des lecteurs

L'odyssée cosmique des fous    

GENRE : Premier essai surprenant de l'auteur qui pénètre la nature humaine. Sagesse et Folie que d'exister, n'est-ce pas!

Format Format 22/13 couverture laminée brillant, illustration de
Olivier Blandenier, intérieur 124 pages sur papier ancien écru,brochage dos collé carré-rogne trois faces
ISBN: 978-2-9700495-9-7

Prix : 30.- CHF (17 euros) port compris.

 

 


                                                         Extrait: Emporté au galop

        Patapon ! patatapon ! patapon ! Cré nom ! C’est encore vous mon cher lecteur? quoique je m’y attendais un peu. Dès qu’un rire splendide de la vie se fait entendre dans mon cœur, je sais que c’est vous. Vraiment. Je vous salue, le vent dans mes poumons de tout mon Bonjour! Si vous saviez l’influence vive que vous exercer sur mon « être de passion » et sœur la plume! Dès que je n’ai plus de terre glaise dans mon atelier, je sais que je peux compter sur vous. Il n’y aura vraiment que la mort pour nous séparer. Mais à la vérité, à trop regarder et entendre les gueulements de douleurs qui se passent sur la Planète Bleue, cela me donne la nausée des faibles avec une impression d’ineffaçable fatalité. Pour vous dire, gémir et encore gémir du poids des horreurs humaines. Ça n’a aucun chic d’être traquée par toutes les aberrations du monde. Les émotions douloureuses en entrée et la fange impure en dessert tandis que la bouillie continue de cuire. Beeuurk ! ce n’est guère appétissant. Quel est ce besoin inépuisable de mensonges qui claque à heures régulières ? zouip ! zouip !

 
Grâce à l’apeurement et l’ignorance médiatique, les informations télévisées me répugnent comme le cadavre d’une bête fauve qui pourrit. Pour finir, le Ciel ne répond plus et je vais finir par me sentir d’une race maudite au paisible désespoir. Car que faire au milieu de la tarindifférence ? C’est là le grand mot de notre histoire et de notre air tragique lorsqu’on se croit intelligent sous un crâne. Donc, Panorama vers le haut à outrance. Un petit geste, tendre sa main à qui veut bien encore la prendre. Ceci peut paraître singulier, mais c’est ma récompense d’être homme, même un peu plus par instants. Vous savez, là-haut, il y a quelque chose comme des projets poétiques et d’amour, et puisse ma vie entière déchirer ce voile qui me sépare de ces tons fades de l’empire matérialiste et de ses vilaines grimaces. Quand je lève la tête, j’ai l’impression d’être un galet de musique qui fait des ricochets dans les nuées. Ztongue ! zdingue ! tzongue, tzaoungue ! dzic dzic, plufff pluff, pluf, plouf !

  
 Sapristance ! qui m’a ainsi si bien lancé en horizon ? Je vais battre tous les records si je continue de ricocher comme une parallèle dansante. Quand je baisse la tête, je ressemble à une vile publicité. Je vais essayer de tenir le regard vers le lointain, et comme il s’agit aussi du mien, ce point de vue sera visiblement le plus authentique.
    
Nous sommes le 29 septembre 2012, et en cette nuit très étoilée, malgré mon penchant au vertige, c’est à un certain détour de mon histoire que je peux encore constater mon évidence sous un temps présent nouveau. Mieux que ça, le ciel ne perd pas sa couleur. La couleur de ma peau est celle de la couleur de l’homme. C’est une couleur plongée dans l’univers, et son énergie s’étend jusque dans les régions les plus inconnues des quatre saisons. Comme tout se tient dans le Ciel, d’où je suis, je peux admirer les étoiles. Des milliers d’étoiles, avec une brillance qui ne se consomme jamais. Elles resplendissent sur la toile de fond qui nous reflète. Il serait si beau d’avoir un tel intérieur me dis-je. Ce qui est peut-être, après tout, la seule réalité de notre habitat humain : se relier à son inconnu. Etre soi-même tout petit et se donner la conscience dans les ondes ravissantes de l’infini. Comme je n’ai jamais cherché de religion et des codes pour m’adresser aux dieux, cela me convient comme intérieur.

Sommaire:

Emporté au galop
Cosmos, matelot et océan
Entre deux ponts suspendus
Devenir avec ce qui vient
Le sens et l'effet de vivre
Phrase d'amour
Pouce, je passe
Le géni de l'homme
L'homme d'ici
Folie et chemin
Coucou, il est l'heure

 


 

- Revue Association Vaudoise des Ecrivains / printemps 2007 - n° 70



Haut de page