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Lettre à un ami analphabète
GENRE : Parodie sociale,
témoignage et considération sur les classes
dirigeantes, l’adulte en situation de handicap et l’éducateur. Livre
écrit en 2000 pendant que les normes de qualité venues de
l'industrie allaient conquérir les institutions publiques et
parapubliques en Suisse et dans le reste de l'Europe.
Du coup,
l'intellectualisme et le prestige égotique ont eu raison
d'une sensibilité et d'un bon sens de la vie. Désormais, les
étudiants en proie à des diplômes et à des reconnaissances
qui n'ont aucun rapport avec l'intelligence de la vie,
accumulent du savoir et du passé qui n'insuffle aucun
souffle de vie dans le contexte social car tout ce savoir,
si séduisant soit-il, créé des problèmes et non la vie. Et
par conséquent, plus les individus amassent des diplômes et
plus la vie sociale se détériore et moins les gens
comprennent, ainsi, en conflit, ils veulent savoir ce
qu'aucune connaissance ne leur permettra de découvrir par
eux-mêmes. En attendant, le Renouveau Social est totalement
mis en bouteille. Une bouteille à la mer...
Ce livre sera remarqué
et récompensé en France
sept ans plus tard.
Résumé
Un "adulte
handicapé" qui ne sait ni lire et écrire, reçoit une lettre
de son ancien pédagogue. Lors d’une soirée, son nouvel
éducateur lui lit son courrier à haute voix. Et boum ! la
surprise est au rendez-vous.
L’organisation sociale dans la plupart des institutions qui
subissent une politique d’économie dont la médiocrité est
l’un des aspects les plus visibles, méritait qu’un auteur
averti lui consacre une caricature. Bocampe a choisi la
parodie pour nous rappeler que l’ultime tête à tête de
l’éducateur avec un renouveau social commence par des actes
libres, de conscience et d’amour.

Format A5, brochage dos collé carré-
rogne trois faces, couverture couleur laminée brillant,
illustration de Olivier Blandenier , 175 pages, papier ancien écru
ISBN 978-2-9700540-4-3
Prix : 32.- CHF (19 euros) port compris. |
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Texte de la couverture
« Frère éducateur, retire l’ancre, part au large, hisse
haut les voiles vers les océans et rapporte au déclin de
cette vie sociale, une nouvelle vague de conscience, un ange
de ton voyage. Et si la mer est agitée et que tu dois rester
à terre, alors l’amour qui est ton cœur suffira à nos frères
handicapés pour conforter ce qu’ils sont : des êtres
d’exception qui se mêlent à l’embellissement de notre
humanité »
Extraits
du livre Lettre à un ami analphabète
L’homme a besoin de structures pour vivre sa condition
d’homme, mais esclave de celles-ci, son sentiment
d’appartenance devient à son tour une structure qui a jeté
l’ancre dans un port de l’oubli. Le handicap porté à la
conscience passe les mers alors que le cercle des endormis
ne peut plus quitter les îles…
En catimini, les classes dirigeantes qui administrent et
allouent des contributions au secteur social, légifèrent
avec des cadres bornés, marqués par une sclérose avancée et
en tenant des discours pour tirer les dettes du ruisseau.
Une fois de plus, la résolution politique a gommé la volonté
sociale. Jusqu’au-boutistes, les divas de la finance et les
cassandres de l’économie nous fignolent des normes sans âme.
Tels des hommes- sandwichs
qui se promèneraient dans les cours bancaire avec deux
panneaux, un sur le dos : les normes de qualité sont un acte
de conscience raté, de la poussière impalpable ou
négociations dans l’impasse ; l’autre sur la poitrine : nos
restrictions budgétaires vont faire du schproum dans les
chaumières, juste le temps nécessaire de bercer les bergers
et leurs troupeaux. Entre les dettes de l’Etat envers la
nation et les bénéfices de celle-ci, les pauvres que nous
sommes peuvent constater combien tout en haut de la
hiérarchie, on se complait de richesses insoupçonnables.
Mais cela ne peut que réchauffer nos ardeurs à combattre
pour que la vie sociale soit plus fraternelle.
Ahlalalalala ! Entre les carriéristes croquignolets déguisés
en cartables au thorax bombé couvert de poils dorés, prêts à
tout pour gravir les échelons, les éducateurs poules qui ne
discernent pas un être handicapé adulte d’un enfant dans
leurs rapports professionnels, les violents misérables et
malheureux qui se contiennent uniquement sous le regard des
autres ; les trousseurs de jupon coureurs de prétentaine à
la recherche de peaux neuves, les premiers de la classe VRP
multicartes qui ressemblent à des petits singes falbalassés,
les petits chefs avec leur catéchisme du bon éducateur …
bonjour les dégâts à tous les échos. La vie sociale se
rapproche davantage du cinéma fantastique où les acteurs
s’arrachent le rôle principal et celui du directeur kobold.
Quand les heures pullulent dans des grilles de
programmations, elles ne reflètent plus une attente infinie
de la vie, et la vie créatrice s’estompe alors tout comme
la source le fait lorsque l’homme l’abandonne.
Plus l’expression d’un handicap est visible de prime abord,
plus elle est la lumière de celui qui le véhicule,
aveuglante pour ceux qui le dévisagent avec des yeux
d’explorateurs et d’apprentis sorciers.
Se sentir de plain-pied et entier avec l’être handicapé
adulte, ses collègues de travail, sa hiérarchie ; c’est
aussi admettre et reconnaître les handicaps de chacun à leur
juste place, comme la première de leur compétence. Le
renouveau social a besoin de territoire libéré en premier
lieu. Si l’éducateur est un accompagnateur de destin à
travers sa relation d’aide, comment omettre de partager
librement ce qui stimule les devenirs, cette première
merveille commune à l’homme : la biographie, notre reflet de
vérité.
A y réfléchir, il y a la méconnaissance de l’homme à lui
reprocher à cette ordonnance gestionnaire ; à ces classes
dirigeantes, ainsi qu’aux travailleurs sociaux qui se
rassérènent dans ces concepts par une ignorance et une
codépendance des plus époustouflantes, avec des salaires qui
ne respirent plus le cantique révolutionnaire. Si, en
déconvenue des méandres sociaux et de nos écarts à
l’essentiel commun que porte chaque homme, nous pourrons le
définir comme infini, antérieur et qui prévaut toute
connaissance. Un handicap loin de cet immobilisme ajusté et
des méprises de notre société ; loin de ces intellectuels
pirouettés vers des pensées industrielles qui casent des
concepts avérés, sans levain, poilus de première ligne.
Les superviseurs et les médiateurs se reconvertiraient en de
nouvelles options thérapeutiques. Plus aucun handicapé ne se
placerait à la suite les uns des autres, telle cette liste
de l’inconséquence qui consomme les destins et pollue
l’imagination : projet d’un tel le… Projet d’intention le,
au suivant… Au suivant… Jusqu’à quand ?Jusqu’à la retraite
du résident ou de l’éducateur usé ? Quel service public
atteint de léthargie !
Par bonheur et sauvegarde du noble bon sens, les éducateurs
artistes, philosophes, musiciens, artisans, poètes. Que
serait un institut dénué de ces valeurs ? Une tartuferie !
Un pandémonium ! Si dans un système trop normé nous ne nous
sentons pas représentés par cette grande invasion de
paperasse si facilement justifiée par une consternante
incompétence, c’est un signe que nous sommes encore sains
d’esprit. L’intuition spirituelle est sauvegardée, ouf !
La
contamination semble s’opérer que chez les sots semble-t-il
? C’est à vérifier, indéboulonnable Pasteur ! Arrive-toi, il
y a de l’étrange ces derniers temps par ici, une paresse
sociale sans égal. Néanmoins, adhérer à des normes et des
structures sans y amener la mesure, les liaisons dynamiques
; la cadence, le profil, l’art d’être ensemble et la vie qui
s’empare du bon sens, est une assurance pour découvrir des
déboires sociaux sans même les comprendre. Pour quelques
billets, les superviseurs et les médiateurs viendront vous
libérer de cette anormale stupidité de vouloir vous
individualisez au détriment des autres, par dessus-le
marché.
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Le livre "lettre à un ami analphabète"
dans la revue Péclot du SIVT
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Lettre à un ami analphabète dans la
revue actualité sociale
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Axolotl - revue littéraire Lausanne -
ISSN 1660-5713
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