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                                             Trilogie Celte I

LETTRE A UN HOMME COMME TOUT LE      MONDE

                                         Genre : Essai

   Cette Trilogie se présentera sous forme de trois lettres

Trilogie Celte I: Lettre à un homme comme tout le monde.

Trilogie Celte II: Lettre à mon Etoile.

Trilogie Celte III: lettre à une Femme pas comme tout le monde.

Couverture noir/blanc, laminée brillant. Brochage dos carré collé rogne trois face. Format A5

ISBN:978-2-97000614-7-2

Intérieur : 112 pages sur papier bouffant 70 grammes,

Prix 27ch port compris ou 15 euros port compris

 

 

Dédicace de l'auteur

La grande illusion...

 Par Sjöfn! Il était  une fois, au Mt-Pèlerin, tout au-dessus d'un lac remué, en un endroit très précis du coeur, une faculté divine et mystérieuse de rêver.  C'est ainsi qu'un dimanche Soleil, des vagues Atlantique  roulaient ses Boules de Feu aux quatre vents pour les réaliser. Venues depuis les toisons des nuées du Ciel d'Islande, les rouleaux du Léman, les poumons pleins de vie déferlaient au rythme de l'Infinitude.  Ce jour-là, recueilli à la croisée des transepts d'une continuité de vie, alors que, dans les ondes spirituelles, "d'un tout à coup d'Humanitude", un fil de trame se détend, une clé de Voûte se met à vibrer.  J'écoute, j'entends. Nul doute, c'est un dimanche Tisserand, sans "je uniforme" dans un aujourd'hui hors du temps et dépourvu de forme. L'œuvre dans l'œuvre rappelle ses enfants Aurorale, et, sans dissonances, m'y reconnaissant, tel un ouragan de bonheur que rien ne peut réduire au silence, je réponds comme à mon habitude ancestrale  : Oh, yes! Présent.  C'est le Temps Vivaldi.

 Dès lors, sans valse hésitation, vint à ma rencontre dans  l'ouverture de cette porte entr'ouverte du réseau de  l'instant, une ondoyante et parfumée Trame du Grand Nord. Miracle d'un instant ou illusion! Pourtant, à la vue de mon corps réel, je discerne des yeux de braise qui donnent le change au monde des vivants. Par Vénus! touché. Boum boum boum, en plein cœur, système endocrine ébranlé.  Quoiqu'on en dise, point de masques à la cour des simples, je vous prie. Carnaval, n'est-ce point à Venise! Poum, poum, poum, que de futur Messire l'enchanteur, l'axe du monde, c'est maintenant... Soit! L'œil simple saisit d'un seul regard, car au pays de l'amour tout est y transparent. La grâce infinie de sa présence me rappelle les contes merveilleux de la Forêt Elfique. D'un air libre et dégagé, tout est encore présent et intact plus ou moins à son esprit et l'est encore au mien.

 

 Certes, pour mon être, c'est assurément la plus belle caresse "flambée dans le firmament". Le commencement d'une nouvelle Aube. Toc, toc, toc, Offrande du Nord? Entre sans crainte, mon cœur t'appartient, me répond, Souffle d'Islande. Soudain, puisque plus tributaire du temps et de la pensée morte, surgit d'une nef à douze travées, un natif billet d'Or, tandis qu'en polarité, une fièvre cérébrale du passé embarque au loin dans ses rivages anciens, son enfoui trésor. Aussitôt, un mirage du "je" déformé par une accumulation de certitudes s'honore de ses droits. D'un vide au suprême paradoxe, tout à coup, surpris à glagla, aglagla  de la terre glaise manque hautement sous mes pas, la vacuité sera sans équivoque.

           A force d'être ému par des inférences qui se ravisent dans le cycle des épreuves qui me vise. Toc, Toc poc plac!  J'appelle du cycle des Existences, Tintagel en rescousse pour chasser les interférences. Voici les clés pour ouvrir le coffre, lance une pierre du vaisseau à Merlin. Cric, cric, croc, crac! D'un coup de perception magique, peut-être qu'Iintellectus et son bataillon de peur stratégique seront  neutralisés au centre du cromlech fantastique.

      Par Samain! Et si c'est le cas, quel gisement de grenat!  De farfala en pom, pom, pom, ce sera comme les enseignements de l'automne: "Quitte les choses avant qu'elles ne te quittent, me chuchotent encore mes feuillent mortes auprès de la bienheureuse souche pensante.  Les histoires d'amour ne sont pas pour les intellectuels soufflotte un Angelot à mon cœur en pelote. Nul doute, du chiffre des choses et de leur accouchement, que le langage de la vie vienne et que les cœurs s'éprennent."  Oh yes! Présent au présent.

    C'est sûr, sûr, sûr, l'amour de la vie est avant tout relation, Terre à Terre ou l'écho d'une mémoire au Ciel,  mûre, mûre, mûre... tombée... tel est le miracle d'incarnation.   Do ré mi, corps âme esprit,  alors, que d'un Souffle d'Islande s'exhale une lumière dentelle, mi fa sol, mon cœur bâtisseur appelle. Oh, vents des envolés et des audiences!  En vain... Nulle réponse au pays de la Fragmentation...  bien  à la solde de ce Monde contagieux de la froide raison, des yoyo et des moi soldats, unanimement dans la pensée morte,  la si do..."Mental Personne vous y conduira". Oh! non, non, non d'un chien! Pas dans le continuum, où de cap et d'épée, pour un p'tit coin de vie s'escrimer avec des reflets du Passé capharnaüm. Oh! non, non, non de Chien! Sinon, j'appelle Merlin. Et s'il n'est pas là, Sainte Catherine le remplacera.

           Plume en paume d'une extraordinaire résonnance avec une Flamme-jumelle, sur la route des arbres profond des bois,  en tête à tête avec une immémoriale envie d'être avec Elle;  je retourne Seul en Cathédrale sur les Terres de Cornouailles, pour sentir à nouveau l'humus de mes ancêtres qui m'ont vu naître autrefois.

      Et d'octave en mer Etale, dans l'azur d'un hiver "Druidisant", sans ne plus rien attendre désormais de ce qui vient de ce monde des têtes d'eau qui errent dans leur "Cagerrant",  je repars amoureusement avec les grandes marées basses de l'atlantique me recueillir un moment vers des horizons où n'est pas séparé le vivant.

     Humour  à tous moments comme Berger, entre le Feu et les Flammes, la Terre et l'Eau, derrière mes yeux dédales, s'ouvrent des cendres encore tièdes bleutées, des rouets aux mille pétales. De l'immense inconnu dont je suis encore bercé,  je ne garde plus qu'une seule étincelle. Et s'il ne reste plus qu'une flamme qui crépite encore dans le firmament de nos cœurs, alors, "Douce Flambée " que j'aime, cette flamme sera pour toi, mon amour, sache que c'est à tes côté que je siègerais en guise d'être aimant.

        Par  Aphrodite!  Il était une fois au Mt-Pèlerin, un de ces jours Fon, fon et Ratapon, une après-midi Vivaldi où tout est là comme un principe des quatre saisons. De magie à Merlin, p'tète ben même que, c'était pour mon âme d'enfant, le plus beau jour du Monde  que d'être à nouveau à l'unisson avec le langage de la création, où depuis Toujours, de Tout, créer à partir de Rien, et de lui, intelligence du cœur en poupe, sans cesse y revenir, sans passé, ni demain.  *** Juste un être de cette grande Odyssée à qui, d'amour, tenir la main....  ***  En vain....

Bocampe

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                                          Présentation du livre 

Très cher, Jehan, ta lettre est un festin toujours poursuivi et quelle part fidèle de ton amitié que je considère aujourdhui comme une construction au-dessus de nous. Comme tu le dis, vivre sur la boule bleue est un grand défi. Dans cette cour de lhomme debout, accompagné dun bourdonnement à lâme, je vois sallumer lalphabet sur un tas de pierre chaude. Men voici lâme tiédie. Tes pensées sur lesquelles tu assoies ta quête de lâme humaine, me délassent et me régénèrent, alors que ton naturel marginal menthousiasme. Ardeur et bon sens dun côté et amour et révolution de lautre.

Ah ! Je me souviens de ce temps où tu portais loutre de peau de chèvre sur les hauts plateaux, où tu navais de cesse daspirer à une rencontre intime avec « lExisté ». « Lâche tes résistances à la vie, que tu me rabâchais sans cesse, entre dolmen et menhir ». Il sen est passé des choses.

En effet, à tes premiers mots, je lis quil ny a de chemin que celui de linstant où toutes nos intentions se lancent en avant pareilles à des vagues qui roulent dans locéan. Devant cette porte, dans ce qui me reste encore à vivre ici-bas, très cher ami du genre humain, je ne peux quentrer sans frapper dès les premiers jeux de laube.

Ton message me nourrit lesprit et de certains morceaux choisis, ty répond, inlassablement dans cette perspective qui nous est familière et contemplative : témoins de la vie et de sa face cachée, nous savons peu de lintelligence de la vie. Or, en ce lieu indomptable de l « Existé » qui ne se laisse pas facilement décrire, il est vrai que nous savons si peu. Toutefois, la vie nous connaît si profondément. Il semble que nous sommes dotés dune mémoire quasi squelettique qui se fait langage dans notre corps dos.

Rappelons-nous à propos que la Terre est bien là, sous nos fondements, et même si nous ne la sentons guère adhérer à notre chair, elle nous transporte en danse et en ronde dinfinitude en infinitude. Cela ressemble à une seule et même route diversifiée par un éternel exercice déquilibre toujours rassemblé en une attraction dinterdépendance. En quelque sorte, nous sommes dépendants du réseau de linstant pour être libre et heureux. Et dire, que le genre humain est invité dhonneur à cet immense jeu de cache cache cosmique. Où est lhomme ? Où est lamour ? Par ici, et encore par là !

Et Ciel encore, ce que quil fait bon vivre, lorsque content de se retrouver, poésie et cœur dhomme sunissent à nouveau. Assurément, Jehan, lorsque les idéologies du « moi » flambent dès les premiers feux du jour, lADN vibre alentour. Le temps sarrête. Exister en partenariat avec cette énergie toujours en mouvement, prend alors une toute autre signification. On sexpose à des choses inédites.

A chacun de nos pas, nous pouvons nous émerveiller de vivre en compagnie de la semence de linstant. En ce lieu de la poussière au pied, parmi des sens qui ne sont plus messagers dinterprétation du grand voyage à entreprendre. Ce voyage est lexpression complète de « ce qui est ».

Nest-ce pas la vocation de lesprit que dêtre en relation et en communion vivante avec ce réseau de linstant ? Dune grâce radieuse, passionnés dévidence, comme lun pour lautre, lhomme pour linstant, lhomme pour létoile, la béance pour la vie, la vie pour la béance.

Ceci étant, malgré cette difficulté majeure que nous avons dexister ici-bas avec nos semblables, en réponse à tes pensées, je te partagerai à chaque fois quil me sera possible que nos changements détats de conscience sont aussi léquilibre même de notre condition humaine où se joue lextension de la vie dans le système de la coproduction conditionnelle. 1 Dans ce cas, de cette continuité, nous sommes tous coresponsables du sens de la vie qui nous définit infinis.

Entre étoile et homme, cet équilibre de joie pure que lintellect terni sans relâche entre autre par le calcul, la comparaison et le culte du « moi », se situe au-delà du continuum espace-temps. Comme tu le sais, la vie ne donne pas une sensation de sécurité à ses enfants. Nul doute, nous trouverons-là, en ce grand saut, pour avancer, chaussures à nos pieds, ainsi que les intentions appropriées à lensemble de la Terre habitée.

Tout de même, quel beau métier à tisser !

Apprendre à Exister aux fugues de limpermanence, sans se cantonner dans lenceinte dairain dune caste inventée par la pensée. Une pensée qui se voyant naître dans un vide près de tout et de rien ne peut rien donner dautre que son écho, que son reflet.

Vie ! Les ans ne vaincront jamais le peuple de linstant. Le «  respir de linstant », toujours le même, nous apparaîtra toujours nouveau, car notre constant échange et interéchange avec le réseau de linstant est tout simplement en exercice déquilibre avec laxe de « ce qui est. » Et seul, nous devons découvrir par nous-mêmes ce que veut dire « ce qui est ». Dès lors, en nous, le silence aux yeux de lumière recevra la vie sans en prendre autre chose que lamour.

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Simultanément, à notre siècle dattachement et de dualisme, lère du pétrole et de lautovénération du « Je », à demi paralysé face à la vie, touche à son seuil. Le temps de la sourde oreille est ébranlé. Quant à lédifice économique qui dépend de la croissance énergétique, lui aussi, il va rencontrer ses limites.

Les solutions nouvelles ne viendront pas du marché lui-même mais de lhomme sociable, abasourdi par la joie de vivre. De cette mutation enracinée jaillira lhomme debout doù sélancera son envol.

Nest-ce point là, tout le mérite de notre époque que de nous aider à en prendre conscience, tout en étant à la fois, le compositeur et lauditoire dun nouvel état de présence. Rien de plus grand, positivement parlant, que de changer par des actes libres, par une innocence du cœur et des intentions nobles.

Je reconnais au passage, que le monde change, Jehan, gaz, pétrole, charbon, nucléaire. Par la force des choses et par nature des yeux dessillés, il sera bien différent ces prochaines décennies. Je ne tapprends rien à ce sujet, trop de changements déclenchent une perte déquilibre. La nouvelle résonnance vient nous cueillir au fond du rêve matérialiste. La somme des images et des concepts que nous nommons réalité ne sera plus.

Il nous faudra trouver de nouvelles coproductions conditionnelles, de nouvelles formes sociales, de nouvelles stabilités. En fait, nous ne pourrons plus rester indolents et rétifs à notre changement et à lindispensable coalition des différents peuples. Pour ce faire, nous disposerons dun tout autre genre dénergie que procurent le culte et la garde du « moi ».

Et comme certitude : lhomme ne pourra plus se refuser à la vie, à lhiver et à lamour. Pour peu quon lui donne du sens et de la création, le Renouveau Social se fera dans la coexistence et le partenariat des cultures où chaque culture préservera son identité, offrant ainsi à lhumanité le don de ses différences. De ce fait, de multiples aspects sont encore à découvrir à propos de lintelligence de la vie. Ce nest quainsi que lhomme vivra au repos de lui-même, par une participation consciente à une évolution autre que celle dun « petit je » qui na de cesse de chercher des stimuli à tout bout de pensées pour nourrir une coproduction conditionnelle affamée de « moi ».

Il va de soi que pour le moment, les forces qui coproduisent nos conditions humaines ne cohabitent plus avec limpulsion créatrice de la vie et cela creuse un fossé qui nous projette dans une fragmentation active dans les complexes aspects de la vie quotidienne que nous avons créés et dont nous tirons tous nos malheurs.

Voilà, aveugles ici et sourds à lautre bout du monde, où tout est gêne, aussi intellectuels et ignorants que la masse de nos savoirs aigres, nos aptitudes au changement ne se réaliseront ni par la pensée ni par un quelconque miroitement dune vérité du passé dont le moi senjouerait sans égal. Dans une telle optique que celle des années à venir, seule une relation consciente avec les forces de vie nous accomplira dactes de vie avec notre milieu naturel. Et cette présence sacrée à la vie ne sera en rien une expérience mystique où une quête du savoir reposant sur de blanches épaules du passé. Ce qui transforme lexistence, cest notre présence au souffle de « ce qui est » doù vient le rêve de vie. De toutes parts, réalisons nos rêves, Jehan. Dès maintenant. Sommes-nous assez fous pour cela ? Oui, il semble bien que oui.

Par ailleurs, dans le domaine de la compréhension et du sens de la vie, il ny a quun axe actif du monde. Cest un monde à redécouvrir à lintérieur de notre vie intérieure. Un monde aux mains ouvertes, sans explications, dont les rides racontent une histoire damour. Cette part de découverte, cette qualité de présence, nest pas une propriété de la pensée, de chiffres, de carrière, dindéboulonnables probabilités ou de croyances en des Dieux qui renvoient jusquà lextrême clôture mentale ouverte à tous les vents.

Prenons avec soin de la distance, Jehan, je te prie. Brûlons tous nos diplômes amassés durant notre pèlerinage. Voici du feu… Redevenons consciemment des poètes hors la loi. Réintégrons de ce fait, le mouvement de notre esprit. Que de fois, ce feu a su nous ramener à « ce qui est », nous rappelant ainsi immédiatement à nos intentions pures. Désobéir est nécessaire à lévolution. Retirons ensemble les épines cachées qui rendent si difficiles la condition humaine.

Serait-ce vraiment quand Terre et Ciel en nos profondeurs se rencontrent que nous existons vraiment, le plus simplement du monde, le plus naturellement de la vie ?

Chaque siècle, chaque civilisation, chaque génération, cest à chaque fois un apprentissage, une poésie, un élixir, une grandeur, des guerres, des cultures et des races, un témoignage, une rupture, une ingérence, une rencontre, un passé, une continuité, un défi, des liens de sang, de leffroi, une séparation, de la tendresse, une mort abritée de silence.

En attendant, lhistoire de lhomme semble se faire en se défaisant. Etrange fragment sous nos pieds ! Cela discerné, le conflit de vivre déposé, on retrouve constamment ces thèmes existentiels au fond de nos vies : vie amoureuse, solitude, plaisir sexuel, reconnaissance de « ptit je », prestige dans le contexte social, insécurité, maladie, etc. Il va sans dire quà mesure que nous nous désempêtrons des filets du « moi », nous sommes poussés de lavant au cosmos. Le voici, il est là. Sentons-le vivre dans nos cœurs. Il cultive ses étoiles et se souvient de chacun de nous.

Au-dessus de nos têtes, vu den haut, cela ressemble à une histoire damour. Vu den bas, depuis lhistoire de tous les jours, on peut y entendre le choc alternatif et sans fin de lévolution qui rythme les naissances et les morts dans leurs fondations. Cest une intelligence avec qui, chacun doit sexpliquer par degrés, dans ce flux cosmique. Toute désillusion nous suffise amplement pour évoluer vers la dimension éveillée de notre présence au réseau de linstant.

Sur ce thème unique du genre humain, à ces valeurs en perpétuels mouvements et aléatoires, on retrouve les tours de force des transitions parentales, de même que le relais des paradigmes qui selon des niveaux différents repoussent toujours les limites de la pensée.

Jenvisage que ces limites se morfondent dans notre société daujourdhui, sans quelles puissent rien changer en profondeur. Bien entendu, toutes ces valeurs humaines concoctées par le conditionnement se modifient, accrochées à des normes filtrées par lhistoire commune des âges individuels de la vie, comme un essai daffinement dexister. On doit bien faire avec si nous voulons construire un nouveau monde. Comprendre cela, cest comprendre notre changement, laccueillir et laccepter, depuis notre premier cri jusquà la mise au tombeau. Cest lexploit de notre vie en quelque sorte.

Je veux dire que, compter dans ses nombres, pour trouver de nouvelles impulsions sociales colorées dune intelligente mise en scène, nous devons simultanément faire lapprentissage de lunification et de la diversification. Nous ne devons donc plus subir un passé qui nous perd dans limmensité dun système à vivre mécanique et attendu. Un nouveau levain doit prendre dans nos cœurs pour retrouver la destinée du sens. Nos regards aux étoiles, menons du sens sans cesse à nos tables et invitons des hôtes à lintérieur de notre nef. Après tout, rien de plus merveilleux sur Terre que de partager un simple instant éternel avec lun de nos semblables. Le reste peut tattendre, nest-ce pas ! Dailleurs, cest quoi le reste, gagner de largent, le dépenser avec sa femme et devenir un reconnu !

Flûte encore Jehan ! Comprenons que moitié ici, moitié là, lego, briseur de linstant, a fait son Temps. Il a assez souillé le calice fleuri de la Terre et du Ciel. La poésie du Grand Monde nous appelle à reprendre notre lecture solitaire, dans un fracas détoiles. Lentends-tu comme à louverture daurorale tel un « Fils de lAube » en Terre Cornouaille. (Récit paru aux Editions de lEscarboucle).

Allons chercher la vie là où elle, tout de suite, est sans séparation entre soi et elle. Allons la chercher avec un engouement qui tient de la création et de la relation avec chacun des règnes du vivant. Partageons avec elle notre poésie tridimensionnelle qui se joue de la mort comme du vent.

Vraiment, le silence, représente une connexion des plus intenses du vivant, où nous pouvons maintenir « ce que lon est » dans « ce qui est. » Même si on fait du mieux de notre mieux pour percer son mystère, cest lui qui stimule notre souffle. Sur les bases dune entente, jai limpression que le silence prend toute notre présence, dans une disposition desprit, dans un état de présence, que nul mot ne peut rendre à « ce qui est ». A linstant même où je te lécris… mon âme bourdonne, mon esprit butine, la vie s’offre de son théâtre des origines, sans raisons, sans méthodes.

Curieusement, on remarque un rapport immédiat de notre acte lucide de vie en parallèle avec ce fameux exercice déquilibre dont je tai parlé et dont la qualité de présence desprit pourrait être définie comme axe du monde. En fait de complexité, sur cet axe de la relation, tout ce que lon tient pour vrai nous fait plus défaut quautre chose. De la sorte que, tout ce qui est vrai ici ne lest pas forcément ailleurs et vice-versa. Nest-il pas dun Dieu de ne jamais inventer « ce qui nest pas » ! Cest sûrement pour cela que lhomme la comme un feu ardent à ses trousses tout au long de son périple humain.

Tout cela ne vise pas à établir un conflit entre un bien et un mal, une vérité innée ou un indésirable mensonge, entre le rôle dun mot et la position du verbe, puisquil sagit de lintégration de lhomme dans son contexte, de lintégration du genre humain dans une Odyssée. Rien ne tient en place malgré une stabilité permanente. Nest-ce point dans cette instabilité en mouvement que nous sommes attendus tels des funambules énergétiques ?

La plupart de nos malheurs naissent de ce que nous tenons pour vrai à grands cris, et ce avec quoi nous nous arrogeons ensuite des droits du réel avec lesquels les misérables « moi » lamentateurs ne peuvent plus démordre. En fait, apprendre, cest redécouvrir ce que lon avait oublié en sactualisant instantanément au réseau de linstant. On ne sait en fait jamais rien de la vie, ceci est un grand savoir, Jehan.

Alors quen accumulant du savoir irréprochable par la pensée, par nos expériences, nous remplissons un grenier dignorance dans une existence qui nous délie de lintelligence de la vie. En tout point, sous nos toits cérébraux et élus, nous ne nous pouvons plus accueillir lindéterminisme du vivant. Le « moi » est un reflet, linterprétation quil présume des faits est aussi un reflet. La réalité quil invente pour se sécuriser ne se laboure ni ne se sème.

Demandons-nous sincèrement si vraiment nous pouvons accueillir lintelligence de la vie à ce niveau des reflets ?

Cela nous laisse imaginer par exemple, le chemin que doit faire un occidental lorsquil rencontre une culture qui na pas eu besoin de lécrit ni des concepts de lintellect pour vivre avec son milieu naturel.

Cest à croire que pour apprécier, comprendre et aimer lœuvre de la création, nous devons examiner en premier lieu notre propre réalité et dautant plus lorsque celle-ci est cause de notre mal être. A cette occasion, on pourra alors se poser la question : quelles sont les conséquences de mes actions sur les autres hommes qui me sont proches ? Et sans nous affecter de la façon dont ils nous regardent, trouver les moyens bienveillants pour y répondre. Je reprends intimement tes phrases au contenu longtemps abandonné : « Qui veut se connaître doit comprendre ce qui coproduit les actions du moi avec lequel on bavarde et celles de lêtre avec qui lon apprend à écouter ». Lécoute facilite tant notre cheminement. Toutes sortes de projets peuvent surgir dune écoute attentive.

Oui, et je rajouterai que vit un miracle de résonnance auprès de lhomme. Un phénomène sans attachement nous témoigne un autre prodige daccroissement : être témoin de notre présence à la vie. A se demander pourquoi nous narrivons guère à actualiser notre être à la nature ultime des choses. Quest-ce qui préoccupe nos esprits et gonfle tant nos poitrines ?

Notre coprésence à linstant ne passe pas par une analyse, mais bel et bien par un acte de vie qui ne garde pas une image de lui-même dans le temps. Là est tout le secret de lacte libre. Secret avant tout intérieur. Un secret qui allège nimporte quel fardeau.

Ah oui, très cher, il approche ce temps où tout homme mortel ne pourra plus se suffire à lui-même comme une pépite dor qui saime. Lhomme a poussé si loin lindividualisme, que déjà, il a amorcé dans sa clôture mentale les processus de la supernova. Un suicide cellulaire en quelque sorte. Mais quel apprentissage va-t-il tirer de tous ses agissements ? Peut-être doit-il réapprendre à jeter les osselets ? Tu te souviens, de ces osselets qui roulaient dans la cour décole. Quel miracle de lExisté qui nous cueille du fond de linstant, dans le plus total de notre potentiel. Ah ! Les vérités de la cour décole nont pas de pensées ni de lendemains.

En ce qui concerne les différentes cultures et les races humaines, elles portent usuellement une tendance naturelle à se tourner vers lune ou lautre des coproductions (conditionnelle ou existentielle) nécessaire à léquilibre de lévolution de lhumanité. Il ne sagit pas de juger ces tendances, mais de commencer par comprendre leur raison dêtre dans lhistoire des hommes.

Il semble que les vérités du passé doivent être dépassées, surmontées, transcendées à nouveau, afin que les peuples retrouvent un nouveau principe vital doù découle lintelligence de la vie. Bien que difficile à déchiffrer lévolution du genre humain, la vie ne nous permet pas de rester accordés sur des acquis et en suspens.

Peut-être aussi que le pacte des ancêtres doit être rompu et lhéritage enterré afin de ne plus vivre avec des parentés ancestrales. Sagirait-il dun tournant qui répond à une loi cosmique ? Nous le comprendrons sûrement un jour, Jehan.

 

Les vitres usées

Jehan, demandons-nous ce que nous avons gagné et ce que nous avons perdu en nous individualisant de la sorte à cet humain voyage. Parfois, jai limpression que tout pourrait être raconté en un instant. Eh ! Sur la plupart des tombes, il ny a plus de noms. A le sentir ainsi, pareil à des bronzes fait de gloire éphémère, il ne nous reste plus quà recourir à la vie pour trouver la vie. Allons ! Allons ! bien quil y ait de quoi se dire que nous navons rien compris à lamour, prenons-nous la main… le cœur attentif et noble. Appréhendons notre invention du réel, cest le sort des poètes, lintelligence du cœur, le parfum même de la vie dotée de sa continuité.

Cest une évidence qui simpose à travers les siècles comme un grand évènement : le potentiel de notre remise en question, voir notre désordre avec humour, tout en bouleversant nos énergies de la Terre et du Ciel. En quelque sorte, nous sommes enchainés à lhistoire du monde, sauf quaujourdhui, lintelligence de la vie incite le « moi » de cesser sa posture égomaniaque afin quun nouvel état de conscience, de forme et de présence, germe dans le genre humain.

Dans un certain sens, dupé par une sensation dexister, lenfant devient toujours plus adulte et ladulte toujours en route vers lhomme debout. Quelle tension ! Comme sil ny avait quun seul parti à prendre pour remplir notre partenariat avec l  « Existé » : évoluer à là-propos dun nouvel état de présence desprit dont la dynamique serait de voir naître une nouvelle civilisation, responsable et partenaire de lensemble de la création. Oui, mettons-nous au diapason dune révolution intérieure. Aux armes de la conscience, citoyens, citoyennes, fous et folles de ce Monde à partager. Le temps est venu de danser le monde au lieu de le penser, de le mesurer, de le tuer, dun seul coup de tête à tous les niveaux de notre vie quotidienne.

Le reste peut attendre, non ! Ciel encore, Jehan ! A quoi bon de grâce jouter avec le passé de la vérité et sattacher à une impression psychologique de vivre.

Quel soulagement pour les arbres et quel éclairage de vie pour lhomme que de muter vers cette lumière qui est en nous. Par bon sens de la vie, on en arriverait à une civilisation qui aurait enfin compris combien la politique, léconomie, les arts, les sciences, la philosophie et les différences de culture et de race doivent se rejoindre à plus dun titre, pour traiter la condition humaine. Tous ces éléments ne coexistent-ils pas dans la nature de lhomme comme des intentions qui ont pris vie ? Et ces intentions ne tirent pas leur origine de la coproduction conditionnelle, mais dun point déquilibre, dune rencontre fertile entre la coproduction conditionnelle et existentielle. Cest bien ce qui nous permet de vivre librement, ce total engagement dans la coconstruction de cet équilibre.

Une vie nouvelle débuterait avec des projets, dès lors que les races et les cultures interagiraient respectueusement les unes sur les autres. En tout état de cause, telle serait une science de lesprit, pénétrer une réalité qui nexiste que parce quil y a dautres réalités qui la rendent réelle. Une telle interaction entre ces domaines de la vie, issus de différents points de vue constituerait un nouveau modèle pour le futur. De la grande coproduction au plan existentiel, Jehan.

Les représentants des nations ne pourraient plus être élus impunément pour le potentiel dun show politique comme cest souvent le cas, mais pour leurs compétences à suivre un processus sur les réalités humaines et sur ce qui coproduit ces réalités.

Déjà, pour sûr, aux prochaines élections, des têtes de ligne où existe lessai de démocratie coloré de tribalisme politique, soyons certains que le monde entier aurait instantanément retrouvé une santé mentale. Lhomme a besoin de retrouver ses racines, cest son besoin didentité qui est en jeu. Nest-ce pas du fond du ciel que nous vient lesprit du genre humain ? Ny a-t-il pas mille manières de sentretenir avec le Ciel et qui compte parmi les plus fascinantes des façons ?

Légoïsme national, mondial, ne répond pas à la question dexistence, et bien que notre époque est peu encline à porter un intérêt à lintelligence de la vie, toute la question est de comprendre ce besoin et de se redemander où sont les racines du genre humain. Les hypothèses qui ont émis que le genre humain est laboutissement du règne animal ont été une véritable catastrophe qui regorge de tares intellectuelles et de souffrances contenues dans linconscient. Cela détruit le potentiel de lenfant. Cela a mené lhumanité à une torpeur de lesprit sans précédent. Ainsi, linexorable histoire de lhumanité narrive plus à soublier, dun souvenir à la limite des terres et des eaux… à lécoute angoissée de ne plus conquérir le ciel. Pauvre règne animal à qui lon fait porter une dimension qui ne lui appartient pas.

Parvenus à un virage relevé de notre évolution, nous pouvons comprendre cela dans plusieurs sens, Jehan. Et cest sans perdre de vue la première essence dune crise, la métamorphose. En attendant den partager avec toi quelques aspects dans cette lettre et pour revenir à notre siècle, je te dirai, très cher, que je reste convaincu que les recherches numériques, économiques, biogénétiques, informatiques, robotiques, ainsi que celles à venir ne génèrent en fait que du passé de lhumanité. Un passé sans lequel lhomme daujourd'hui ne peut plus se défaire pour se sentir exister. Un passé devenu indispensable à son équilibre actuel. Un passé sans souffle. Un passé qui ramènera le passé dans son passé. Tourments.

Perpétuellement, à partir dun centre, il veut obstinément contrôler et conceptualiser ses interprétations au fracas de la pensée morte. Ce qui crée un conflit avec le réseau de linstant, un frisson cellulaire sous la voûte crânienne.

Ainsi, il est ramené une fois de plus à son impression dexister et aux élucubrations de son mal être parmi les plus beaux tourments du genre humain. Nous devons donner du sens à tout cela malgré la nuit des tombeaux et en dépit de tous les évènements incroyablement douloureux que lhomme a pu commettre sur terre.

Bien entendu, malgré son déni coriace, le processus du « je », ne plaide pas en sa faveur. Au cœur dun monde matériel, le postulat de lindividualisation poussive a totalement oublié la création de la vie sociale ainsi que le langage de la joie et du partage. Or, cette tâche de citoyenneté responsable nest pas seule du ressort des politiciens, déconomistes ou de quelconques gourous des chiffres. En fait de paradoxe planétaire, je crois même, vois-tu, que lhistoire de la vie ici-bas sans le genre humain sennuierait à mourir. Cela dit, lhomme ne fut-il point absent de la Terre pendant trois milliards et demi dannées ? Et pourtant, le monde ne sest jamais retiré de nous.

A cette infinitude, la vie est un risque, notamment en raison quInconnu et Impermanence frappent à notre porte à chaque instant. Peu acceptable pour lego et son public insensé comme toc, toc toc ! Entrez, don de vie, je vous prie. Ô surprise, il ny a plus de contrôle. Dans cette mesure, je ne pense pas que lon puisse privatiser à long terme un risque, lassurer, le vendre et en faire férocement des bénéfices et un monopole sur la peur humaine.

De toute façon, au-delà de la morale des siècles à venir et celle du passé de la vérité, si la frontière de laxe de vie est violée, laxe de la terre bougera. Le genre humain sera encore remis au changement, coûte que coûte, avec comme objectif : retisser un lien avec la semence première. Geste auguste de lesprit tant oublié : celui daimer la vie et de coconstruire avec.

De tous ces faits, la coprésence de la coproduction conditionnelle et existentielle reste complètement liée. Ce type de distinction est fondamental car il révèle du sens à lensemble et nous replace dans nos responsabilités. Cela peut nous permettre de comprendre ce qui pousse des peuples, experts en communication paradoxale à en exterminer dautres pour ensuite chercher des remèdes à ces mécanismes de destruction récurrents.

Alors que les problèmes à résoudre saccroissent, que la matérialisation du vivant engendré par les sciences du « moi » sétendent dans la sphère sociale ; il est regrettable de constater que les représentants des grandes nations dans lombre des manitous de la privatisation ne veulent pas dun partenariat avec lintelligence de la vie. En témoigne encore le sommet de Copenhague en 2009. Et le protocole de Kyoto ? Les pays pollueurs nont pas voulu signer. Va savoir pourquoi ? La question se pose avec grande acuité. Le mensonge est quelque chose dimmense. Il tient suspendu sous des feuilles qui cachent larbre qui les porte tout en faisant croire à un vent léger sous les branches.

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Vois-tu, cher ami, une fois, visitant labbaye du Thoronet dans le Sud de la France, une guide sest posée avec son groupe à la croisée des transepts. Ensuite, toute en grâce, elle a murmuré avec amour des sons qui envahissaient tout le vaisseau de pierre dans le but de nous faire partager les capacités de lart roman. Ainsi, elle marchait à pas de moine dans la croisée, la louange dans le cœur, et émettait dans lespace des sons cristallins, ce qui donnait de laltesse à chaque membre du groupe qui écoutait avec lémotion des apprentis. Soudain, les sons musicaux venaient de partout comme sils venaient dun centre dénergie dépourvu de centre, mais que dacumen. Tout cela taurait enchanté mon ami.

Et voilà, impossible de déceler une source quelconque, le bon sens de la vie mindiqua de partir à la découverte de processus par lintermédiaire doù la vie émerge. Tous mes sens étaient en activité et rassemblés. Mon être résonnait comme un essaim dabeilles. Tout au fond de mon esprit, pris dans cette chose de vie, javais limpression dassister à la naissance du maintenant et de méveiller à la nature ultime du néant.

Qui plus est, en sortant de labbaye, jai conservé en écho dans mon cœur, ladmirable voix de cette guide, la clairvoyance des pierres, des sons et des proportions qui avaient activé dans ma vie intérieure une nouvelle perception.

Telle construction permis cette incroyable diffusion sonore qui relevait selon mon action, dun sens et dun lien commun fondamental. Lintention humaine du guide et lharmonie de lédifice créèrent une action dêtre qui mavait propulsé dans un néant. Le rien prenait vie et mon espace individuel avec. Lintentionnalité était vie. Le seul prétexte était la vie, sans se faire « moi », intellect, pensée, ou centre de savoir.

En fait, lharmonie avait coopéré. La guide nous a fait faire lexpérience de la cohabitation de lhomme avec un partage et un ordre naturel.

Je veux dire par là que, et lécho et la concordance sont altièrement présent partout, à chaque instant. La coproduction existentielle, cest-à-dire linterdépendance de la vie est pure harmonie, dynamisme, partage, partenariat, cohabitation, énergie, axe du monde.

Suite à cette intensité de vie, je me suis aussitôt dit intérieurement tout en vagabondant dans les garrigues, que dans notre société qui nest en fait que lauthentique reflet de ce que nous sommes, si nous pouvions, chacun à notre manière avoir une qualité dintention en relation avec lharmonie, alors des forces damour agiraient dans tous les sens, tout comme lavaient fait les sons sur lauditoire. Tout se trouve encore et encore dans ce quotidien, notre grand compagnon de route, qui dissimule une réalité plus profonde que le simple nous-mêmes.

Et ces forces ne seraient pas le fruit de normes raides, de lois ou de quelconques productions intellectuelles du dernier secours, qui ont réponse à tout et qui ne résolvent rien, mais simplement dintentions vivantes. Des intentions à la capacité de résonnance, de simplicité et dexpression de « ce qui est ».

Mais voilà, narcotisé dintellect à souhait, il nous faut balourdement devenir dans le système, comme être apte, battre, combattre, comme être complice dun processus dindividualisation où lhomme préfère renforcer son « moi » plutôt que douvrir son espace individuel en vue de parvenir à un nouvel état de conscience de son contexte de vie.

Puis après avoir fait retentir lairain de la comparaison, gardiens de nous-mêmes, il nous faut répondre au pourquoi nous sommes là, par une analyse qui décortique, sans même sarrêter sur le sens relationnel du « moi » avec le monde. Allons, cette démarche nous relie à un exil cervelesque dans un marais immonde de la pensée quun long deuil admire.

Le plus difficile, pour nous, les biens portants de lOccident, cest de rendre conscient le conflit entre la coproduction conditionnelle et la coproduction existentielle jusque dans ses racines et dy répondre par un acte de présence.

Ceci pris en compte, le manque dargent dans nos poches ne produirait plus autant de peurs, de territoires à jalouser et à envier. A partir dun travail dinvestigation et dune présence desprit, libéré de ce conflit du « devenir et de lespérer », lhomme naurait plus besoin de piller ce quil voit, soit par ses paroles, par ses pensées ou par ses actes. Bien sûr, me diras-tu, tout cela dépend de lindividu et de la complexité de son évolution, pas dun contexte de vie artificiel, et encore moins du temps qui passe après avoir dansé avec le passé.

Je suis bien aise de dire que le « je », rusé, enflé, élevé en « fût du peut- être », naurait plus à attendre la fin de journée de son travail ou la fin de la semaine pour se sentir lier avec la paix de la nature ou à rechercher dautres états de ce genre par des activités qui se chamaillent avec la chimie de son cerveau. Doit-on rêver sa vie en fin de semaine ou pendant les vacances et projeter sans cesse une impression dexister, dans une vie qui nexiste pas ?

Chacun a son histoire, le monde daujourdhui a aussi un très long passé qui sétire jusque dans la nuit des temps, sans quoi, la partition ne pourrait continuer de sécrire jusquà linfini des mondes, et jaime répéter quun principe dévolution commence par rejoindre la réalité identitaire de lautre, si misérable peut-elle être, parfois dans nos dures conditions de vie ici-bas.

Un homme rejoint dans sa réalité, quel quil soit, doù quil vienne, change, car une étincelle est survenue à lintérieur de lui, et de ce fait, dautres étincelles viendront à son cœur par surcroît. Le principe dhumanité est un principe divin. La coïncidence est si parfaite que nous ne ressentons guère cet immense amour qui nous relie des fins fonds des calices de la Terre et du Ciel.

Il est donc folie de craindre le feu de vie, linconnu et limpermanence. A ce sujet, dans ma lettre, je parle parfois de pensées mortes ou de sciences mortes. Je veux parler en fait de sciences qui pensent que la vie est dénuée dintentions, de ces sciences qui séparent des aspects de la réalité de la vie pour lenrouler dans les allées et venues de la pensée.

Etrange, Jehan, que de vouloir séparer deux frères jumeaux que sont la vie et la mort. Les sciences tirent des fils, certes, mais à lautre bout ne se trouve pas la vie. Il ny a ni entrée ni rencontre ni relation avec lhumanité.

Comment continuer de vivre sans se dire en fin de journée que nous navons pas pu rejoindre la réalité dun de nos collègues de travail, dun voisin, dun inconnu ou celle dun membre de notre famille en y insufflant une semence de tendresse. En réalité, notre bonheur dépend dune seule chose, le bonheur des autres. Cest évident. Cest ainsi que nous pouvons retrouver un ensemble à construire et à découvrir. En attendant, il nous faut extraire ce venin de la fragmentation en nous et le seul remède est la relation, notre présence. On pourrait dire que cest la part fidèle de la vie quand de son cri muet, elle reprend ses droits, de nuit comme de jour, délivrée de toute possession humaine.

La question qui se pose est de savoir pourquoi lhomme est en conflit avec sa condition humaine, en rupture avec une harmonie quil ne peut ou ne veut pas pénétrer ? Pourquoi sépare-t-il la perception de ce que quil prétend être la réalité ? Et comme tu le signales si justement dans ta lettre, il est essentiel dappréhender la profondeur de cette question sur autant de plans quil nous sera donné dinvestiguer avec objectif de surmonter la fragmentation que provoque le « moi » et la pensée qui semble être une seule et même chose, un seul et même mouvement. Et ce chemin ne passe ni par la pensée ni par le « je ». Lappel de la vie nous aurait-il échappé ? Est-ce que lhomme, par une terrible ignorance, de manière générale, narrive plus à entrer en relation avec la vie autrement que dune manière intellectuelle ?

Il va de soi de constater que dans un premier temps, lharmonie nous parle dinconnu, dincertitude, dimpermanence, dinfini, de néant, dimmensité, de partage de vie et de partage de mort. La vie est le maître de linconnu et il ne sert à rien davoir peur delle, car la vie est amour. Demandons- nous Jehan, pourquoi évitons-nous ou fuyons-nous lamour ? Alors que nos pieds sentent le sol de la Terre mère, nous nen savons toujours rien. Et si le destin nous sert de fatalité, alors le défi est à relever. Nous le portons en nous à la seule vue de tous les instants.

Il ny a guère que la pensée dénuée de vraisemblance pour inventer des Dieux fixes et barbus cachés derrière les nuages, nest-ce pas ! Ainsi, une fois que les distances sont instaurées par la pensée, tout indique que le « moi » se miroitera dans cette limite nuageuse comme un centre qui donnera de la surface mesurée à la profondeur perçue. Les croyances et les surimpressions suppliantes tiendront lieu de vie et lhomme en fera une croisade et un modèle unidimensionnel restrictif. Rien de plus restrictif dans une quête dépanouissement.

Quant au système dans lequel nous naissons, nous grandissons, nous apprenons, nous nous réalisons, les normes, quelles soient scolaires, éducatives, politiques, parentales, sociales, amoureuses, nous parlent dego, de possession, de passé, de gloire, de compte en banque, dencombrement, de commémoration, de devenir un quelque chose déjà mort. Cest le cachot mesquin. La ligne de cœur est courbe, avant même que lacte de nuit et de jour soit contemplé. Lexpédition menée contre lego commence en nous-mêmes, par une présente caravane humaine. Ce premier geste brillant de conscience qui ira jusquà linfime geste de mourir gagnera avec une joie impétueuse le grand mouvement de la vie. Le Grand Saut, Jehan…

Tout dabord, cest à partir de ce gargouillis dégagé par les pensées objets que nous pouvons agir sur notre manière dêtre collectivement, en essayant didentifier ce qui serait dune répétition compulsive de ce qui est inédit et bon pour lensemble de la société. Il sagit effectivement dune prise de conscience importante : le genre humain. Notre présence dans ce genre de vie. Quy faisons-nous ? Explorons poétiquement cette interrogation, juste en souvenir de notre voyage, sans y chercher des réponses qui soulageraient notre « petit je ».

Une des bases fondamentale du conflit est simple. Exister est en soi une cohabitation avec ces deux réalités, (coproduction conditionnelle et existentielle) aussi franches que possibles. Chacun de nous en son for intérieur peut vivre ce déchirement au sein de sa vie quotidienne égoïste et matérielle. Il semble que vivre exclusivement lune ou lautre de ces réalités nous enfermerait vers un absolu, donc dans un conflit, une division, une séparation, une fusion, un isolement, somme toute, un écartèlement de la vie psychique. Par conséquence, lintelligence de la vie ne peut plus venir à notre rencontre.

Parfois, quand on dit que la vie ne peut rien pour nous, cest vrai, car à regarder ainsi notre manque douverture, nous ne faisons vraiment aucun pas vers elle. Le fondamentaliste religieux, politique, économique, éducatif, est un exemple de pas croisés. Tel un arbre qui a vu le jour dun état de cause sur labsence dun fruit. Toutes pensées ou appréciations des réalités absolues qui sont imposées à des individus, une tribu, un peuple, une nation, un enfant, est une forme de fondamentalisme qui englue la vie de lesprit. Et malheureusement cest contagieux.

Tout aussitôt, ce conflit se réalise, jour après jour, quel est-il ? Essayons de faire lexpérience vécue de ce conflit et trouvons le correctif grâce à un état de conscience libre qui oscille dans le réseau de linstant. Si toute chose a sa raison dêtre sous des formes diverses et contradictoires, déliée ou à lécart de cette raison immédiate, une étude attentive de notre comportement nous montrerait que derrière nos actions se dissimule un conflit existentiel que nous refusons de résoudre en dehors de toute rationalité.

Et moins on veut voir, plus nos attitudes se perdent dans un conditionnement où Intellectus Premier sautoproclame Roi de ce qui « devrait être », de ce qui « aurait dû être » et de ce qui ne sera jamais. A cela, mêlé de forces déchaînées, les intellectuels (lhomme neuronal), jusquà ne plus sentir leurs pieds adhérer à la terre. La complexité du réel en est ainsi amplifiée dans un dur labeur de la mémoire. Mais, celle-ci, nest elle pas une mystérieuse collaboratrice à notre évolution ?

Au bout du compte, lérosion des sciences du « petit je » apparaît comme un cheminement de lego qui masque la sensibilité humaine par un fil à plomb dès sa conception. Le « je », comme une copie exacte dune impression dexister, en ce tournant de millénaire, sisole face au reste du monde. Voilà tout le drame. La technique qui se veut insistante, fait lhistoire à la place de lhomme. Dun tel dessein, il est difficile de renier que toutes les babioles numériques le rassurent avant tout sur un plan psychologique. Lexemple du portable qui se veut des droits sacrés est navrant. La lecture rapide de létat de santé de lhomme daujourdhui montre que tous ces joujoux ne permettent plus linteraction et linterrelation naturelle que les hommes pouvaient avoir entre eux et avec ce qui est doué de vie. Il semble que le message du genre humain est encore prisonnier dans le corps.

Tout ce plus de lInexisté qui occupe la place centrale et dominante de la vie sociale et des cerveaux humains, créé des tensions violentes et font du mal à tous ceux qui sont activés par de tels rouages. De boule de neige en parades, le système nerveux sen voit même fragilisé, la rectitude intérieure ébranlée, dans lexclusion croissante pareille à une armée dacte en guerre dans les forêts sombres de la toile humaine.

Malgré cela, je suis convaincu que cette époque aura ceci dextraordinaire : nous donner envie de participer plus que jamais à son changement afin de nous rencontrer avec un regard nouveau. Nest-ce pas, Jehan. Le démantèlement du passé appelle lhomme debout et lappel est grand. Tu lexprimes si bien dans ta lettre, cest une occasion rêvée de se transformer et dintégrer ce chaos plutôt que de le considérer comme une fatalité et den être une victime. Mettons au défi ce chaos, on avancera à la poigne dun acte de conscience, du même pas que « ce qui est », hors de toute mémoire. On ne se souvient que dans le temps nest-ce pas ! Pourtant, délivré du Temps de lInexisté, tel un fruit automnal résidant dans linstant, les mois, les semaines, les années, les jours, seraient réduits en poussière vivante. Nest-ce pas la même poussière qui a coloré le noyau qui nous a vus naître…

Nous sommes conscients de ce conflit lorsque nous pouvons lobserver en nous-mêmes dans le milieu naturel dans lequel nous vivons. Que nous révèle la relation fondée sur linstant, si ce nest justement là que se manifeste la source du conflit. Était-il en fait déjà là ? Et nous, où étions-nous ? Avons-nous une relation spécifique avec un monde dharmonie qui nous entoure et un autre type de relation avec un système de chiffres et de calculs qui coproduit notre condition humaine et le temps de lInexisté mémorisé impartie à cette coproduction ?

Le système actuel est un reflet des siècles passés mais la naissance de linstant a-t-elle vraiment changé ? Le maintenant nest-il pas toujours aussi sublime quà son origine ? Toujours le même, sans jamais lêtre, la vie change tout en restant la même. Doù viennent nos connaissances et notre apprentissage, de notre juste présence à linstant cendré.

Jehan, à mon avis, le mouvement de la vie dont on porte lempreinte, ne part pas de notre cerveau ni dun temps que la pensée suggère au « moi », comme quelque chose de réel et de mortel. Il ny a pas besoin de prouver que « ce qui est » existe, que le réseau de linstant est le prolongement concret dune intelligence. Vouloir même le prouver créé la distorsion.

Par ailleurs, nest-ce pas la réponse et le mobile qui nous séparent, dune part dun nouvel état de conscience à pourvoir et dautre part, de notre relation avec linstant qui est la source commune de tout ce qui est doué de vie. Le sens est là, il na pas dexplication humaine où par surcroît, « ptit je » sen serait contenter à des fins purement égomaniaques.

Très cher, la nature même du conflit nest-elle pas une rupture grandissante, un embastillement, dans lune ou lautre de ces réalités, une danse sur le fil de lambivalence où le souffle lent de limplacable paradoxe nous rend visite. Ensuite, pareil à un paradoxe cellulaire, il pénètre notre intimité sans y avoir été invité. Que de passages incessants dun contexte détonant, alimentant un « moi » en quête dun devenir, à celui dune vie naturelle appelant un « être » à une évolution étonnante dhumanité. Tant que nous ne serons pas responsables dans cette étape de la coproduction conditionnelle, nous ne serons pas libres dans la coproduction existentielle, et vice-versa. Les polarités ont un sens, elles sont un lieu de rencontre.

Regardons les peuplades qui vivaient en accord avec la nature ainsi que leur système tribal… Que sont devenues aujourdhui leurs mœurs, leur Ciel de verdure, suite à la rencontre de lhomme blanc ? Ce qui leur semblait réel dans lespace savérait réel hors du temps, nest-ce pas. Cétait des peuples de traditions orales qui ont eu un sentiment très profond de la vie. Ils navaient pas besoin dIntellectus puisquils faisaient partis de cet état extraordinaire de lExisté.

Hélas ! Lintellect est un poignard judéochrétien, tel un obstacle à la compréhension du réseau de linstant. Et nous ne lavons toujours pas compris depuis notre tête deau que nous avons « impérialisée ».

Les liens de ces peuplades avec la coproduction existentielle déterminait leurs règles de vie alors que chez nous autres, les « dits bien portants », cest tout ce qui se situe dans notre coproduction conditionnelle qui dicte nos lois et exécute nos règles, ce qui nous conduit à des points fragiles de la condition humaine. Au point où les ambivalences attaquent lespace individuel ligotant le « je » à ce qui le coproduit. De là, naissent toutes les sciences sociales, les analyses, et tout le reste de lorchestre de la fragmentation, mais demandons-nous honnêtement, Jehan, si tout cela insuffle de la vie.

On peut simaginer le choc des cultures et ô combien ces peuples au goût du sacré ont souffert devant linvasion de nos systèmes dépourvus de liens avec lExisté. Nul doute, les mythes des peuples archaïques ont tant de chose à nous apprendre sur le langage et les mystères de la vie. Ils ont tournés en tête sur les rouets de la vie.

Et inversement, que sont devenus tous ces systèmes attrayants qui à leur apogée se sont séparés de la coproduction existentielle. Rappelons-nous, Rome, Grèce, les guerres mondiales, et ceux daujourdhui, ceux à venir, que deviendront-ils ? Mêmes tous les courants qui prônent la santé, le bien-être, le spirituel, les religions, ramènent dans la coproduction conditionnelle. Cela saute aux yeux ! Plus il y a de mouvements plus il y a de chaos… de propagande, de marketing, plus on fait des efforts, plus on suit des méthodes, plus on renforce une coproduction conditionnelle qui déséquilibre laxe de la rencontre.

Libérer le passé de son passé ne signifie pas déplacer le passé dans le temps et faire croire à la subite apparition dune énergie universelle.

Quels genres dhommes et de valeurs sont coproduits à notre époque ? La situation est claire, quel bien commun de lhumanité est en jeu ? Quelle partie de lévolution de lhumanité na pas été saisie, non pas seulement sur le plan de la condition humaine mais sur le plan de lesprit.

Dans lazur dune ou lautre des deux coproductions, cest de toute façon toujours le ciel qui disparaît. Le « je » montre du doigt lOrient tandis que lintellect lui cache lOccident et vice versa, et là, dans cet espace flou, simmiscent toutes les zones dombre du genre humain. Des zones que nous devons franchir dans notre vie, dans notre relation avec le monde et avec tous ceux et celles que nous croisons au carrefour des rencontres humaines. Dans cet espace de la relation, nos méthodes ne nous serviront à pas grand-chose si ce nest nous renvoyer dans une clôture mentale aménagée de traités et de concepts sur la vérité.

En fait de science et de technologie supérieure dont le point de départ a été sans doute daméliorer la condition humaine, ny a-t-il pas eu aussi ce désir dapprenti sorcier de vouloir sapproprier lintelligence de la vie par un système de pensées, de contrôle, de valeurs et de normes qui pour parer à lavoir, nous a mit en conflit avec nos projets de vie, nos projets dêtre, qui dépendent en premier lieu des projets de nos semblables et de tout le reste du monde.

Javoue que les technologies nous ont fait découvrir une communauté matérielle infiniment séduisante, au moins sur le principe dapparence de ses multiples côtés pratiques. A savoir si cela correspondait à un besoin, cest une bonne question. Qui avait vraiment besoin quil en soit ainsi ? Le globe de lintellect ?

En effet, le « ptit je » est désormais occupé et préoccupé à souhaits, il lexprimera sous des civilisations, des cultures différentes, des gouvernements différents…. Mais ce « moi » nest en rien unique, cest le même « moi » qui saccage et qui détraque la réalité.

Il est fondamental, Jehan, que nous nous arrêtions sur chacune des sciences aux talents de séduction qui promettent solutions miracles et facilités immédiates. Elles portent toutes une ambivalence qui nest guère prise en compte dans les processus dinvestigation dune découverte et de son application. Les sciences actuelles semblent véhiculer des traits caractéristiques de la conscience humaine, avec un langage commun, sur lequel, lhomme soriente comme un instrument ambigu dune pratique intermédiaire avec lExisté. Et cet intermédiaire est un objet sans équilibre de vie. Où est le projet de la cohabitation et du partenariat avec nos semblables ?

Quand limage de la vie devient fragmentée et linéaire dans le contexte social, tout aspect du monde devient une triste analyse dune cause sans issue. Le « moi » sempare alors dune douleur de vivre, dune image de lui-même dépendante de la fatalité, identique à un écho de la mémoire qui lui rappellera alors une affliction du passé. Un temps en résurgence fige le réseau de linstant et se chamaille avec les autres « ptits je » dans un temps de lInexisté sans équilibre de vie. Le cercle infernal des ruptures et des douleurs enflamment alors les couples, les vies de famille et la vie sociale. Leau de source ne coule plus vers la mer…

Voyons, si une science modifie une graine parce que celle-ci est fragilisée par un insecte ou une bactérie, nous sommes-nous posez la question de la raison dêtre de cet insecte ou de cette bactérie dans le système de vie dans lequel ils évoluent ?

Tout dabord, linteraction entre linsecte et la plante était peut- être porteuse dun sens, donc dun équilibre avec un système de vie qui lui est propre et interactif. Dans ce sens, si nous modifions quelque chose et que nous le sortons de son contexte de vie, la dimension scientifique devrait être soumise immédiatement à une commission déthique par le biais dune science de lesprit, cest-à-dire une science de lensemble, ceci, afin déviter des déviations, des situations à risque pour la santé de lhomme et de son environnement.

Si nous changeons les intentions de la vie, il se conçoit les empires des fragmentations qui se répercutent logiquement dans le genre humain.

Les classes dirigeantes ont dénormes progrès à faire dans ce domaine afin de ne pas laisser des manitous et des Lobby (groupes de pression organisés qui pèsent sur les décisions économiques et politiques), nuire à léquilibre qui maintient la vie de notre planète. Il est vrai que parfois, il est difficile de discerner qui est qui, et vrai encore que les intérêts de trafic dinfluence et les profits de clientisme que font les grandes nations et ses organisations non gouvernementales se font aux dépens de lintérêt général.

Etant donné que la vie nest pas une source de donnée « intellectualisable », à notre époque où lon intellectualise tout ce qui bouge, à chacun de nos pas, le conflit en pleine inconscience est devenu incontournable, croissant et immédiat, régional, national et mondial. Et cest tant mieux, tout le monde peut désormais comprendre quil existe autre chose quun reflet de lui-même à analyser et à considérer, du moins, je lespère, Jehan.

A quoi bon un tel centre de sciences qui veut tout contrôler à partir de techniques qui remplaceront tôt ou tard le bon sens du vivant par une toilette intellectuelle ! Revers consternant dune invasion de réalités abstraites pensées pour alléger la vie de lhomme. Voici que le bon sens même dexister est mis en danger par des hommes qui se sont crus intelligents.

La propriété intellectuelle et physique semploie pour souligner un côté éphémère du système de la coproduction conditionnelle qui alimente une prolongation de notre séjour sur terre, dans le temps et dans une accélération de ce même temps, ce qui met lhomme sur un rang où il lui faudra aussi servir lintérêt de ce dit service qui donne du fil à retordre aux chiffres, ce qui nest pas forcément incompatible, convenons-en, à servir aussi une politique sociale.

Toutefois, le lien de sensibilité qui unit les hommes et les générations est comme rompu, si je puis oser le dire ainsi. Les liens sont à renouer pareil à linstabilité dun nouvel équilibre auquel nous devons nous tenir ensemble. Le sens du bonheur se manifeste dans la cohésion de lensemble.

Le grand bonheur, cest quil nous faudra plonger dans ce constat si nous voulons régénérer une vie sociale qui ne soit plus expérimentale, simplement technique ou émotionnelle. Il y aura du travail intérieur pour tous, et cest à mon sens, indépendamment du prix à payer des conséquences futures, que du bonheur.

Faisons-nous à lidée, Jehan, que « ce qui est », soubli dans le réseau de linstant. Permets-moi dinsister que cest dans cet oubli que se trouve la source de toute chose. Nest-ce point là que la vie se poursuit en nous, là où nous navons quà être le plus simplement du monde. La propriété de soi nexiste pas, lair bon, ridicule, gros ou pensant non plus. Peine perdue de se dire que linfini ou linstant sont connaissables ou ont une explication à révéler, si ce nest la nôtre, à peine perçue. Cest cela le bon sens. Et cela exige de la présence « à ce qui est ». Une présence qui ne relève daucun centre. Cest ce qui fait la grandeur du réseau de linstant, il ny a pas de passé, pas de futur, pas de centre. Il est aisé de comprendre nos difficultés à entrer en relation avec le réseau de linstant.

Parfois, lorsque jobserve le flux subtil de la vie quotidienne, je perçois la pensée morte, le « moi », comme désormais au service de sous-systèmes de mécanismes comportementaux que des organismes de lEtat alimentent. Cest un comble de magicien, la périphérie est devenue un centre qui, comme une force motrice, actionne un fonctionnement qui nomme lirréel afin quon le reconnaisse et quon lui donne vie. Doù toute limportance dinsuffler de la vie dans le système qui vient de la vie et non de la seule coproduction conditionnelle ce, pour équilibrer « ce qui est » de cette première interprétation des faits.

Coupé de lintelligence de la vie pour lessentiel, nous sommes ramenés pitoyablement à vivre et à voir la vie depuis lexclusivité dun système transformé en des forces centripètes qui ne distinguent plus lêtre de lhomme. Dans tout cela, de manière inextricable, nous attribuons soit des croyances paralysées dans un ciel changeant, soit un néant mensonger qui borde la clôture mentale.

La souffrance est alors pareille à un centre qui est observé depuis sa circonférence, et comme exemple, nous avons ce qui pilote les relations sociales, les organismes intermédiaires qui comptent, comparent, archivent, calculent, et distribuent les billets bancaires à partir de données numériques et de probabilités psychiques. Cela ne cesse de bavarder, de compter, de calculer, de penser, de projeter, etc. Tout à coup, nous possédons et nous voici ainsi possédés, propriétaire dun reflet dune coproduction.

Dès lors, les hommes teintés de passé et démotionnel douteux ne cessent de sobserver, de se dévisager, sans raison apparente, comme si leur attention et intention attiraient un centre inconscient qui joue un rôle décisif sur leur comportement, leur entourage et lhistoire de lhumanité.

Suite au quotidien ardu, si je puis le caricaturer ainsi, toute injustice sur terre simprègne alors de réactions simplistes après une lecture expéditive des faits de la vie. Vient alors lhomme du petit matin qui sexclame ainsi : « cest la faute à ceci ou à cela », oubliant quil est lui-même une partie intégrante de cette injustice. Dans la pénombre, les communautés scientifiques, économiques, politiques, religieuses, ne manqueront pas de croire quelles sont investies dès lors dune mission salvatrice à légard du bon vieux reste du monde. Des sauveurs seront fabriqués, ce qui renforcera une fuite pathologique normalisée face aux faits de nous-mêmes.

Dans ce sens, la connaissance et les croyances sont devenues une entrave à la vie. Je pense Jehan que les sciences et les religions ne tirent pas leurs champs dapplication dune science de lesprit mais dune fragmentation de la vie psychique. Que ce soit du passé de la pensée ou du passé de la vérité, ce passé fait tourner le genre humain dans un giratoire intellectuel souffrant. La raison essentielle de ce malheur est que les hommes donnent une continuité de leur passé à chaque aurore. Ainsi est attribué au passé, un devenir, un conflit de normes et de valeurs qui conditionnent les contraires dans lInexisté 4.

Tel est pour lêtre humain le caractère du Temps Cervelesque qui explique sa situation actuelle. Il reste encore persuadé que le temps conçu dans son cerveau le lie à un devenir ou à un mystique facteur de changement, alors que cest ce qui le distingue dans son isolement et dans son conditionnement.

Il est vrai que nous névoluons pas tous en même temps. Chacun a son rythme de croisière. Et nécessairement, cela engendre des quarantaines. Ces tensions antisociales sont utiles et vitales à lensemble. Notre premier geste est de les rejeter mais nous avons tort. Les contrastes et les paradoxes qui naissent de nos divergences et de nos zones dombre ne sont pas là pour que nous retrouvions un passé de la vérité mais pour nous rappeler que nous devons nous en libérer sans prendre des médicaments.

Il y a sans cesse un exercice déquilibre à vivre, comme sil était le premier instant de notre vie. Un instant sans souvenir. Nest-ce point la raison dêtre du réseau de linstant, prendre la vie sur son passage. Tout lart dexister ensemble réside dans lengagement que nous avons dans cet incroyable exercice déquilibre. Malgré ce phénomène de rupture et de détachement qui nous éprouve dans notre développement, ce nen est pas moins une alliance avec lintelligence de la vie.

Tout soin porté à une situation qui nest pas pour notre bien personnel et encore moins pour le bien de lautre, mais pour le grand bien de lensemble nous rend les forces du déconditionnement dont nous avons besoin pour continuer notre chemin. Ainsi se renouvellent nos cellules, lorsque nous cessons de retenir.

Dans ce sens, nous évoluons dans la création de nos relations, dans lalliance de cet équilibre à reconstruire dont chaque instant est porteur dune immense énergie.

Cest un principe de vie sans égal qui a fait ses preuves durant lhistoire de lhomme et celle de la vie. Lévolution est une histoire dEnsemble dont nous faisons partie, certes, mais sans une conscience de celui-ci, notre évolution sarrête aussitôt. Le passé sombre reprend en main son avenir. Il ne sagit donc pas de devenir un quelque chose ou un quelquun, mais dêtre dans la création évolutive de nos relations. Pour cela, le « moi », incapable de souvrir au réseau de linstant, doit laisser place à la vie. Dès lors, cessent les efforts inutiles de la pensée et de lintellect. La vie en nous reprend son cours naturel avec une ardeur qui va jusquà la simplicité et lamour.

Lidentité dans ce sens est toujours en construction, en mouvement et dépendante de ce qui lui permet son développement individuel qui au meilleur du bon sens, sert les deux coproductions. Mais si nous sommes au service des deux coproductions, demandons-nous vraiment sil y a quelque chose à atteindre ?

Si la démocratie de linternet permet dêtre au service de lindividu, il est nécessaire que lindividu serve autre chose que la démocratie, mais lEnsemble qui la constitue. Cest une manière de servir intelligemment la vie en quelque sorte que de rendre des comptes de notre développement qui nest autre que de libérer du passé de son propre passé.

La vie, sous ses formes les plus pures, les plus proches, les plus éloignées, les plus complexes, est contraire à lenfermement de la pensée dans une clôture mentale. Je crois Jehan que tant que nous nentrerons pas en communication avec lExisté, cet aspect-là de la condition humaine restera difficilement abordable et compréhensible.

Comprenons-nous, Jehan, il ne sagit pas de prôner un retour providentiel à la nature, une quelconque fusion avec, ou de fuir un système hermétique, mais de déchiffrer où nous en sommes aujourdhui afin dactualiser ces polarités et de comprendre leur raison dêtre. Ensuite, il serait pénétrant de donner de la valeur aux caractères exceptionnels des paradoxes dans le but dy chercher un exercice déquilibre qui sert la vie et non la continuité ou la justification dun conflit qui a pris racine dans le fonctionnement de la structure psychique humaine.

Je crois que la cohabitation, le sens, le lien, seront le thème central de cette lettre comme une approche dobservation qui nous apprend directement quelque chose de nous-mêmes et de tout ce qui est doué de vie.

Les forces à lœuvre dans notre société dans la réalisation de nos conditions de vie et celles de la nature forment aussi un Tout au niveau de ce que lon perçoit quasi tous spontanément de la vie. Cependant, cest à chacun de découvrir si cest la même vie, nest-ce pas ! Nous ne percevons pas tous de la même façon sur limpérative nécessité de vivre.

Ordinairement, le « moi », cramponné de manière générale cherche refuge soit par un surmenage de travail, soit par des activités diverses en fin de semaine. Dans quel but ? Pour se ressourcer, échapper à la souffrance, retrouver un semblant dêtre, gagner en prestige, tenir le coup dans le système ou encore pour alimenter les plaisirs du « je ». Cest là une évidence des affres de notre condition humaine élaborées par lIntellect et dune étrange implication émotionnelle de la vie.

Essayons dappréhender ce qui se passe, identifions ce conflit avec de justes appréciations et jusquà la terreur de vivre, sil le faut. Autrement dit, létat de notre besoin affectif nous en dira long sur le genre humain. Cest bien là que nous devons nous accorder et remettre en question la somme de nos savoirs.

Le « moi » qui sélabore dans son costume existentiel est une image de ce que nous croyons être de nous-mêmes. Que suggère cette posture de la sangsue ? Cette image de dessin animé est coproduite par la vie dominante du système de la coproduction conditionnelle.  Et sans jamais être le même, le « moi » aux mille facettes a limpression dexister et quil sagit toujours bien de lui. Allons donc ! Le jeu des impressions et des accoutrements bat son plein. Le grand théâtre de la fragmentation est ouvert sur le front des âges.

Il y a opposition entre un « je » hypertrophié dans un système qui le coproduit et une énergie de vie innée, enracinée en lui. Ce qui créé un dualisme social pathologique et normalisé guère remis en question car nous napprenons pas à nos enfants à coexister avec ces deux dimensions : celle de la dimension du système qui régit notre condition humaine décrété davance par des règles et influences de vie du contexte social, et celle de la dimension existentielle, la béance cosmique dans laquelle nous baignons, tout entier. Cette dernière est une dimension qui nous apporte liberté, initiative, épreuves, espace individuel et amour. Léchelle des valeurs de ces deux dimensions seraient à examiner de plus près. Quand au puits qui réunit ces deux coproductions, nous navons pas dautres choix que de plonger dedans.

Le « je », à la rencontre du monde adulte, ne saccorde presque plus aux merveilleuses forces de vie quoffre la nature. Il veut se faire éternel avec la présence des joujoux de la technoscience, où, infailliblement, il se verra tôt ou tard condamné à une absence de sens de sa propre vie. Pourtant, létape du « moi » est un incontournable outil de travail qui permet de sinsérer dans le monde en termes des âges de la vie, donc de radical changement.

Il me semble quil y a une nuance entre la connaissance dun « je » analogue à la pensée bavarde et la connaissance spontanée de ce qui instaure ce « je ».

Tout ce qui a une coloration du « je » est harassant et consenti. Cest ancré dans nos habitudes et notre mémoire cellulaire, que déprouver pour son propre compte un ridicule de limage enclot dans un nid. Vu que le champ individuel est archicomble de jours qui ne sont plus et de lendemains qui nont jamais existé, convenons-en, il ne reste plus despace pour contempler le Monde, pour se percher haut et prendre son envol, non pas tout seul, mais avec lui.

Or, cette étape à dépasser du « je » excessif, nest-elle pas un seuil à franchir pour progresser vers lamour de « ce qui est », avec une intensité particulière. Depuis des temps immémoriaux, oubliant de vivre, de respirer calmement, nous cherchons des explications à la vie tout éloigné devant ou tout reculé dans les cavernes du passé. Or, le voyage de la vie, exige que nous soyons en relation avec son flux ou réseau de linstant. Ce qui na rien à voir avec tout notre vouloir et notre savoir. La distorsion de lhomme neuronal est immédiate, la fragmentation subite. Si la vie se refuse à nous, cest tout simplement à cause de notre posture. La vie nous emporte, que nous soyons os ou esprit. La promesse est là. Lodyssée.

Il est clair que toutes les réponses à la vie ne se trouvent ni dans le « moi » qui suggère une impression de conscience de soi et encore moins dans un cadre de la pensée qui tente de structurer tant soit peu lénergie qui anime lâme humaine et ses alentours, par des sciences qui rassurent la cohorte dIntellectus. Il nous faut porter notre présence ailleurs, tout en sachant que ce que nous cherchons, commence en nous-mêmes, Jehan, dans les amours buissonnières. Ah ! Lécole buissonnière a toujours été une faiseuse de miracles. La récréation avait bien pour but de nous dépouiller de tous ces savoirs somptueux.

Lintention pure, neutre, possède déjà, avant sa manifestation, son propre mouvement, son propre rythme musical. Allons, allons, tout est là, dici à maintenant, soyons seulement en présence, en contact, en relation, en silence, frère Jehan. Tout dépendra de la manière dont on va accueillir dans nos cœurs ce mystère damour. Oh ! « silencé », le voici qui vient se faufiler dans nos partitions de vie. Serait-ce loccasion décrire quelques ritournelles, et découter les arbres ?

1 Coproduction conditionnelle : forces qui façonnent, conditionnent et déterminent notre situation humaine et notre comportement dans le système.

Coproduction existentielle : Tout ce qui est doué de vie, qui na pas dentité propre ou autonome mais qui existe parce quil y a relation avec la vie. Forces qui nous tissent dans la trame de lExisté.

2 : Moi, « ptit je », je, « moi enflé », pensée morte, sont des synonymes. Ils expriment une impression dexister à partir dun centre qui enferme celui qui devient propriétaire de cette impression dans une clôture mentale.

3 : Intellectus premier : Energie bazardeuse qui renforce « ptit je ».

4 : Inexisté : phénomène irréel de la vie psychique que le « moi » sempresse de faire exister.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lespace individuel

Le deux décembre 2010.

De ce jour à la posture du recul, une poétique de lespace comme nouvelle compagne, cest au son éclatant des cloches de la merveilleuse paroisse protestante dYverdon que je suis allé guigner la statue de Pestalozzi. Ding ! Dong ! Ding ! Dong !

Pestalozzi est représenté par un immense bronze sur la place du château où deux enfants, à ses côtés, un livre ouvert en harmonie avec ses projets, manifestent ensemble une noble mission. Un noyau rassemble lespace individuel et la mission me rappelle lunion, une totale union. Il ny a pas de sauveur, juste des hommes sincères qui veulent rester debout.

Je profite dhabiter provisoirement cette charmante petite ville située au pied du Jura pour rendre hommage à ce grand homme et pour finir décrire cette trilogie Celte qui me tient à cœur et probablement encore en vie. Pour sûr, je fêterai mes cinquante ans avec la dernière partie : Lettre à une femme pas comme tout le monde. Je nomettrai aucun état dâme qui pourra donner à ce travail les caractères de son authenticité. Quitte à exister, je continue de vivre à fond avec laudace quil se doit, celle découter dans létat lui-même de ce que dit le cœur.

Jadis, je tavais parlé de ce pédagogue Suisse qui fut à la base de léducation moderne et ô combien jétais resté toujours admirateur de tel type dhomme dont le courage et la force dêtre vrai permirent de déplacer des montagnes. A voir, mamelons de terre et de roche sont toujours restés en mouvement. Sans vouloir tracer des parallèles éloquents, nous voyons bien quêtre partenaire avec ce « qui est doué de vie », restera la richesse même de lacte dexister. Nous apprivoisons le changement en nous diversifiant à linfini, nest-ce pas Jehan !

Quant aux savoirs déguisés par des têtes organisées aux heures passagères, ainsi quaux processus de cognition qui nont aucune grâce poétique sur la scène sociale, je confirme pour la millième fois quils ne sont ni utiles pour la connaissance de soi, ni pour la pratique de la vie. Dans la plupart des cas, les savoirs ne font que ressortir nos sévérités dans un monde défini par les stades de notre développement, qui, fondamentalement, montre le désaccord immédiat du genre humain avec sa condition humaine.

La pensée morte a créé un monde de désarçonnés de linstant, une façon de penser sans souffle, un vocabulaire, une syntaxe, des sciences, des normes, certes, mais cette mise en commun mérite toute notre attention et interrogation. Nous protège t-elle de nos folies ? Non, la folie ne contient pas.................

                                                               

 

 

 
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